Vous avez raison, les entreprises pharmaceutiques essaient de gagner le plus possible, mais quelle entreprise ne le fait pas ? Ce qui compte c’est que dans toutes les pratiques dénoncées dans l’article, il me semble qu’il n’y a rien d’illégal.
Le vrai problème c’est l’inaction des pouvoirs publics et des médecins. Ce sont les médecins qui prescrivent les médicaments et la sécu qui les rembourse, ce sont eux les responsables du faible nombre de génériques. On ne va quand même pas reprocher aux fabricants de vouloir vendre le plus possible, c’est au client de ne pas se faire avoir ! D’ailleurs comment se fait-il que les autres pays consomment plus de génériques, ce sont pourtant les mêmes labos partout. Ne serait-on pas un peu trop des moutons à suivre le marketing des vendeurs bêtement au lieu de garder un esprit critique ?
Allez voir le salaire d’un chimiste et comparez avec celui d’un trader. Ensuite vous pourrez revenir nous raconter, je suis curieux d’avoir votre opinion.
Vos 2 points de vue sont contradictoires. En effet, Pierre vous pensez que les chercheurs sont des fainéants bons à rien grassement payés. Alors qu’en réalité c’est un monde de requins égocentriques qui se battent pour un petit bout de gras. Je vous assure qu’il est plus confortable d’être assis sur un parachute doré dans la direction d’une multinationale que d’être chercheur au CNRS. C’est d’ailleurs pour ça que je choisis d’aller dans le privé après ma thèse, le monde de la recherche est trop inhumain et les conditions matérielles sont déplorables.
Je suis désolé pour vous, mais je pense sincèrement que votre vécu reste très marginal. Cela doit se cantonner à quelques classes parisiennes ultra-élitistes (et encore pas toutes parce que j’ai plein d’amis qui ont fait leur prépa à Paris et tout s’est bien passé). Je précise que je ne parle que de la prépa scientifique. Peut-être que c’est beaucoup plus difficile dans d’autres filières (comme les littéraires) où les débouchés sont plus rares et donc la concurrence plus rude.
Et quand ils voient comment sont considérés les chercheurs à l’étranger par rapport à la France, beaucoup n’ont pas envie de revenir. Demandez-vous pourquoi…
Il faut arrêter avec les mythes de la prépa ! Personnellement, j’ai fait 2 ans de prépa, puis une école d’ingénieur et je suis actuellement en thèse. Je peux donc comparer tous les systèmes. Alors autant l’univers de la prépa m’est apparu sain, avec beaucoup de travail mais une entraide entre les élèves et des professeurs très bons et jamais humiliants; autant la thèse est beaucoup plus difficile psychologiquement, avec pour le coup de la perversité, des magouilles et autres rivalités d’egos.
Je ne connais personne qui a vécu la prépa comme vous la décrivez, par contre je connais beaucoup de gens qui ont vécu la thèse comme une période plus difficile.
J’aimerais apporter mon témoignage de thésard en science dure, et je dirais même en science expérimentale. J’ai lu beaucoup de commentaires qui concernent les sciences humaines, ici et sur le sujet précédent. Mais elles ne sont pas les seules à souffrir du système.
Je travaille dans un laboratoire qui a des bons moyens financiers et une réputation internationale. J’ai un CV et des publications qui me permettraient, je pense, de trouver plus facilement que d’autres un poste de chercheur à l’Université. Je ne devrais pas me plaindre mais voilà, mon expérience en thèse m’a dégoûté du monde universitaire.
Je n’avais pourtant aucun a priori en débutant ma thèse, j’envisageais même sérieusement une carrière dans le public. Seulement voilà : travailler plus de 45h par semaine pour un salaire d’1,5 smic à bac+10; travailler dans des conditions matérielles et de sécurité indignes d’un pays développé; voir tout autour de moi des batailles d’égos 100 fois pires que le congrès du PS; voir des gens qui travaillent plusieurs mois sans contrat, sans salaire; subir une pression hiérarchie quotidienne; voir les humiliations des faibles par les puissants;…tout ça ne me fait plus envie !
Je vais vous dire : il me hâte de me faire embaucher dans une multinationale capitaliste pour entrevoir un semblant d’humanité après ces années dans la jungle sauvage. J’imagine que ça surprend beaucoup de monde. Mais j’ai effectué pendant mes études des stages en entreprise et l’atmosphère semblait beaucoup plus humaine qu’à l’université.
Bien entendu, vous me direz que dans le public il reste la recherche et la beauté de la science. Et bien détrompez-vous. Si vous voulez être un labo reconnu (et donc avoir des crédits et du personnel), l’important n’est pas de faire une recherche utile mais une recherche qui permet de faire des publications: autrement dit, il faut suivre les modes sans se soucier de l’avenir de la science. Cela existait bien avant la loi LRU, mais ça ne va pas aller en s’arrangeant. Je viens même à me demander si les entreprises ne se soucient pas plus du monde qui les entoure que les labos universitaires noyés dans leurs luttes de pouvoirs.
J’ai donc choisi mon avenir : j’ai décidé d’aller dans le privé, mot qui m’était auparavant synonyme d’individualisme exacerbé. C’est triste à dire, mais je crois que c’est comme ça que je serai plus utile à la société. Et en plus je gagnerai au moins le double de salaire qu’en tant que chercheur au CNRS.
Et pourquoi il n’a pas choisi la recherche à ton avis ? Et bien parce que, ayant beau avoir fait une école d’ingé, il faut faire 3 ans de thèse après, plus 1 ou 2 ans de post-doc et ensuite partir à l’étranger car la France n’embauche plus de chercheurs. Au total tu finis à bac+10 et tu as une situation sociale moins bien qu’en arrêtant à bac+5 et en partant dans la finance ou le consulting.
Voilà le gros problème : les écoles d’ingénieurs ne forment plus d’ingénieurs ou de chercheurs, elles forment des managers comme les écoles de commerce. La faute à qui ? Aux politiques et aux entreprises qui font tout pour encourager la finance et le tertiaire au détriment de l’industrie.
Que fait la communauté internationale ?
Moi j’ai la réponse, elle est très simple: la communauté internationale vend des armes de tous les côtés et récupère toutes les matières premières.
Avant d’envoyer des soldats de l’ONU, on ferait bien de faire le ménage chez nous et arrêter d’alimenter le conflit par nos ventes d’armes.
Pour retrouver les vendeurs, rien de plus simple. Il suffit de lever le secret bancaire des paradis fiscaux comme le Luxembourg. On pourrait aussi demander à Clearstream, qui enregistre toutes les transactions du monde.
Mais bien sûr je rêve, on préfère envoyer Kouchner faire des beaux discours et laisser les Africains s’entretuer pour récupérer leurs richesses.
Sauf que si c’est capable de stopper tous le système nerveux en même temps, comment ca ne pourrait pas avoir d’autres conséquences (libérations incontrolées de neurotransmetteurs, perturbations des signaux physiques et chimiques intracorporels,…) ? L’électrocution n’est pas le danger ici, mais il y a des dangers tout aussi préoccupants sur le moyen terme.
Vous avez raison, les entreprises pharmaceutiques essaient de gagner le plus possible, mais quelle entreprise ne le fait pas ? Ce qui compte c’est que dans toutes les pratiques dénoncées dans l’article, il me semble qu’il n’y a rien d’illégal.
Le vrai problème c’est l’inaction des pouvoirs publics et des médecins. Ce sont les médecins qui prescrivent les médicaments et la sécu qui les rembourse, ce sont eux les responsables du faible nombre de génériques. On ne va quand même pas reprocher aux fabricants de vouloir vendre le plus possible, c’est au client de ne pas se faire avoir ! D’ailleurs comment se fait-il que les autres pays consomment plus de génériques, ce sont pourtant les mêmes labos partout. Ne serait-on pas un peu trop des moutons à suivre le marketing des vendeurs bêtement au lieu de garder un esprit critique ?
Allez voir le salaire d’un chimiste et comparez avec celui d’un trader. Ensuite vous pourrez revenir nous raconter, je suis curieux d’avoir votre opinion.
Vos 2 points de vue sont contradictoires. En effet, Pierre vous pensez que les chercheurs sont des fainéants bons à rien grassement payés. Alors qu’en réalité c’est un monde de requins égocentriques qui se battent pour un petit bout de gras. Je vous assure qu’il est plus confortable d’être assis sur un parachute doré dans la direction d’une multinationale que d’être chercheur au CNRS. C’est d’ailleurs pour ça que je choisis d’aller dans le privé après ma thèse, le monde de la recherche est trop inhumain et les conditions matérielles sont déplorables.
Je suis désolé pour vous, mais je pense sincèrement que votre vécu reste très marginal. Cela doit se cantonner à quelques classes parisiennes ultra-élitistes (et encore pas toutes parce que j’ai plein d’amis qui ont fait leur prépa à Paris et tout s’est bien passé). Je précise que je ne parle que de la prépa scientifique. Peut-être que c’est beaucoup plus difficile dans d’autres filières (comme les littéraires) où les débouchés sont plus rares et donc la concurrence plus rude.
Et quand ils voient comment sont considérés les chercheurs à l’étranger par rapport à la France, beaucoup n’ont pas envie de revenir. Demandez-vous pourquoi…
Il faut arrêter avec les mythes de la prépa ! Personnellement, j’ai fait 2 ans de prépa, puis une école d’ingénieur et je suis actuellement en thèse. Je peux donc comparer tous les systèmes. Alors autant l’univers de la prépa m’est apparu sain, avec beaucoup de travail mais une entraide entre les élèves et des professeurs très bons et jamais humiliants; autant la thèse est beaucoup plus difficile psychologiquement, avec pour le coup de la perversité, des magouilles et autres rivalités d’egos.
Je ne connais personne qui a vécu la prépa comme vous la décrivez, par contre je connais beaucoup de gens qui ont vécu la thèse comme une période plus difficile.
J’aimerais apporter mon témoignage de thésard en science dure, et je dirais même en science expérimentale. J’ai lu beaucoup de commentaires qui concernent les sciences humaines, ici et sur le sujet précédent. Mais elles ne sont pas les seules à souffrir du système.
Je travaille dans un laboratoire qui a des bons moyens financiers et une réputation internationale. J’ai un CV et des publications qui me permettraient, je pense, de trouver plus facilement que d’autres un poste de chercheur à l’Université. Je ne devrais pas me plaindre mais voilà, mon expérience en thèse m’a dégoûté du monde universitaire.
Je n’avais pourtant aucun a priori en débutant ma thèse, j’envisageais même sérieusement une carrière dans le public. Seulement voilà : travailler plus de 45h par semaine pour un salaire d’1,5 smic à bac+10; travailler dans des conditions matérielles et de sécurité indignes d’un pays développé; voir tout autour de moi des batailles d’égos 100 fois pires que le congrès du PS; voir des gens qui travaillent plusieurs mois sans contrat, sans salaire; subir une pression hiérarchie quotidienne; voir les humiliations des faibles par les puissants;…tout ça ne me fait plus envie !
Je vais vous dire : il me hâte de me faire embaucher dans une multinationale capitaliste pour entrevoir un semblant d’humanité après ces années dans la jungle sauvage. J’imagine que ça surprend beaucoup de monde. Mais j’ai effectué pendant mes études des stages en entreprise et l’atmosphère semblait beaucoup plus humaine qu’à l’université.
Bien entendu, vous me direz que dans le public il reste la recherche et la beauté de la science. Et bien détrompez-vous. Si vous voulez être un labo reconnu (et donc avoir des crédits et du personnel), l’important n’est pas de faire une recherche utile mais une recherche qui permet de faire des publications: autrement dit, il faut suivre les modes sans se soucier de l’avenir de la science. Cela existait bien avant la loi LRU, mais ça ne va pas aller en s’arrangeant. Je viens même à me demander si les entreprises ne se soucient pas plus du monde qui les entoure que les labos universitaires noyés dans leurs luttes de pouvoirs.
J’ai donc choisi mon avenir : j’ai décidé d’aller dans le privé, mot qui m’était auparavant synonyme d’individualisme exacerbé. C’est triste à dire, mais je crois que c’est comme ça que je serai plus utile à la société. Et en plus je gagnerai au moins le double de salaire qu’en tant que chercheur au CNRS.
Et pourquoi il n’a pas choisi la recherche à ton avis ? Et bien parce que, ayant beau avoir fait une école d’ingé, il faut faire 3 ans de thèse après, plus 1 ou 2 ans de post-doc et ensuite partir à l’étranger car la France n’embauche plus de chercheurs. Au total tu finis à bac+10 et tu as une situation sociale moins bien qu’en arrêtant à bac+5 et en partant dans la finance ou le consulting.
Voilà le gros problème : les écoles d’ingénieurs ne forment plus d’ingénieurs ou de chercheurs, elles forment des managers comme les écoles de commerce. La faute à qui ? Aux politiques et aux entreprises qui font tout pour encourager la finance et le tertiaire au détriment de l’industrie.
Que fait la communauté internationale ?
Moi j’ai la réponse, elle est très simple: la communauté internationale vend des armes de tous les côtés et récupère toutes les matières premières.
Avant d’envoyer des soldats de l’ONU, on ferait bien de faire le ménage chez nous et arrêter d’alimenter le conflit par nos ventes d’armes.
Pour retrouver les vendeurs, rien de plus simple. Il suffit de lever le secret bancaire des paradis fiscaux comme le Luxembourg. On pourrait aussi demander à Clearstream, qui enregistre toutes les transactions du monde.
Mais bien sûr je rêve, on préfère envoyer Kouchner faire des beaux discours et laisser les Africains s’entretuer pour récupérer leurs richesses.
Sauf que si c’est capable de stopper tous le système nerveux en même temps, comment ca ne pourrait pas avoir d’autres conséquences (libérations incontrolées de neurotransmetteurs, perturbations des signaux physiques et chimiques intracorporels,…) ? L’électrocution n’est pas le danger ici, mais il y a des dangers tout aussi préoccupants sur le moyen terme.