« Je viens d’avoir un fils, c’est mon premier enfant depuis ma sortie de prison en 1989 ! ». Clément Abaifouta rit au téléphone et me demande de le rappeler dans quelques minutes, le temps de trouver un banc. Il marche mal. Son corps est mutilé par quatre années dans les prisons tchadiennes de
Hissène Habré, ces « mouroirs fantômes » créés pour éliminer les opposants de 1982 à 1990 et dont il est un des rares survivants.
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