La BCE creuse les inégalités entre les salariés et les autres

Comme nous le pressentions dans la chronique du 4 mai, la Banque centrale européenne (BCE), par la bouche de son président, Jean Claude Trichet, a annoncé hier une hausse de 0,25% de son taux d’intérêt. Le motif ? Faire obstacle à la naissance d’une spirale prix-salaires, ou, pour le dire plus trivialement, lutter contre l’inflation.

Cette hausse n’est pas une surprise. Jean Claude Trichet l’avait largement laissé prévoir par ses déclarations. Les critiques préventives, plus ou moins explicites, de cette mesure par Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde, José Luis Zapatero et le ministre allemand de l’Economie Michael Glos n’y ont rien changé. Au contraire peut-être ! Une fois de plus le président de la BCE a peut-être été très heureux de réaffirmer, comme si c’était encore nécessaire, l’indépendance de la BCE.

Rappelons brièvement les mécanismes par lesquels la hausse du taux d’intérêt est censée freiner l’inflation. Le premier est le plus sûr : si la hausse de ce taux entraîne une hausse de l’euro par rapport au dollar, ce qui s’est produit régulièrement ces dernières années, les prix des produits importés, notamment pétrole et produits alimentaires, souvent payés en dollars, sont freinés.

Second mécanisme : en principe une telle hausse rendant le crédit plus cher pour les banques qui devraient se refinancer, les incite à élever leurs propres taux d’intérêt, donc à freiner les emprunts des entreprises, c’est-à-dire la création de monnaie par les banques, laquelle est rendue responsable de l’inflation. Toutefois, une hausse de 0,25% est tellement faible, son impact final sur le crédit bancaire est donc tellement négligeable qu’il s’agit beaucoup plus d’un "signal", une menace qui indique que la BCE ne laissera pas se développer la fameuse "spirale prix-salaire" : hausse des prix - revendications salariales – hausse des salaires - hausse des coûts de production et, finalement, renforcement de la hausse des prix.

Mais, justement, des signes qu’une telle spirale est enclenchée sont-ils apparus ? Peut-être, un petit peu, en Allemagne, encore que les revendications salariales y aient été antérieures aux brutales hausses du pétrole et des prix alimentaires. Il faut dire que les salariés allemands ont perdu 0,9% de pouvoir d’achat par an entre 2003 et 2007, et qu’ils ont donc, à juste titre, demandé d’avoir aujourd’hui leur part des succès allemands à l’exportation. Mais dans les autres pays, point de spirale. La décision de la BCE est donc vraiment préventive.

Mais, si on l’examine d’un point de vue social, ou politique au sens noble du terme, elle est aussi très injuste. La hausse des prix a été initiée sur les marchés du pétrole et des matières premières, notamment alimentaires. Elle profite donc aux pays producteurs, (mais fort peu, bien souvent, à la masse des citoyens de ces pays), aux compagnies pétrolières, aux grands producteurs de céréales et aux commerçants rémunérés en pourcentage du prix.

Vouloir casser par avance la spirale prix-salaire, cela signifie donc imposer aux salariés des pays de la zone euro, de supporter directement ces hausses et leurs répercussions, en subissant une baisse de pouvoir d’achat. Pour les titulaires de hauts revenus, l’impact est faible ; d’autant qu’une part de leurs revenus est souvent non salariale, et liée aux bénéfices des entreprises. Ceux qui peuvent fixer, au moins en partie, leur propres rémunérations, en fixant leurs prix ou honoraires, commerçants ou professions libérales, peuvent aussi supporter ces hausses. Seuls, donc les salariés moyens et bas sont vraiment atteints par ce freinage-blocage des salaires. C’est à leur seul détriment que la BCE lutte contre l’inflation.

Et comme la hausse de l’euro a tendance à freiner les exportations, donc la production et l’emploi, comme le renchérissement éventuel du crédit aurait le même effet sur l’activité des entreprises, la menace du chômage viendra s’ajouter au sacrifice salarial. Pour nombre de citoyens, l’action de la BCE, loin d’apparaître comme protectrice vis-à-vis de l’inflation, et comme politiquement neutre, s’apparente, au contraire, à une mesure de plus venant creuser les inégalités.


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N A F
11H20 06/07/2008

ce monsieur Trichet et ses affidés
ne representent qu eux meme
et les lobby de la Finance , en perdant volontairement le droit de battre monnaie l etat français et ses representants
on perdu tout controle sur l econommie bref sur la vie
des peuples qu ils sont censés représenter. « Les peuples meritent ce qu ils veulent bien endurer de leurs dirigeants ».
Les oligarques de bruxelles et leurs alliés des differents parlements nationnaux ne perdent rien pour attendre, reviendras le temps des chateaux qui brulent…

 
personne
17H28 06/07/2008

Un pouvoir absolue sur une monnaie de singe nous servirait à quoi ? La CE n’est pas le mal.

 
magda | ingénieur
12H18 06/07/2008

Ce relèvement du taux par M. Trichet semble montrer la division des pays membres de l’Europe et la divergence de leurs intêrets. Il est certain que l’Allemagne y trouve ses comptes, l’euro aussi pour ceux qui en ont des comptes bien fournis. Ca brouille les cartes (les comptes fournis).
Quand à la populace européenne, les français vont trinquer mais ils ne seront pas les seuls.
La BCE semble compter autant que les pouvoirs locaux sur les divertissements du genre Ingrid, jeux olympiques, vacance scolaire et tout genre de bruitage fait autours des non-événements de ce genre, tout en priant Dieu (comme la nommée Ingrid)pour que les cours des bourses se rétablissent avant septembre.

 
pablico
14H42 06/07/2008

mais dieu ne va pas nous concocter quelques autres surprises? un petit Iran par exemple pour faire une belle trilogie (Iraq, Afghanistan, Iran). Ou quelque chose qui va bien nous sortir de son chapeau.

 
magda | ingénieur
15H01 06/07/2008

Pour trouver un début de réponse à cette question il faut regarder attentivement du côté du Moyen Orient.
Par là-bas aussi les « chefs » s’agitent un peu ces derniers temps, se réunissent parfois à deux, parfois à plusieurs et parfois ils envoient même des petits messages aux banques centrales de toutes sortes.
La carte Iran n’est peut être pas à exclure comme dit l‘« ami » Bush, mais elle semble perilleuse en ce moment.
Je pense que la partie se joue à plusieurs et que les jeux ne sont pas encore faits.
Le président algérien de l’OPEP annonce encore une fois que l’augmentation du prix du baril continuera.
Regardons demain la réponse des bourses.

 
pablico
17H38 06/07/2008

la bourse est juste un indicateur du futur immédiat. Mais pas plus, car elle doit faire de l’argent sur du court terme. Sauf quand elle investi en masse dans les valeurs refuges.

 
magda | ingénieur
18H14 06/07/2008

Il me semble que c’est le cas en ce moment.

 
pablico
18H47 06/07/2008

le pessimisme gagne. paranoïa, panique, ou juste analyse de la situation?

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
12H38 06/07/2008

Merci pour cet article bien charpenté. Mais comme beaucoup d’autres, il me laisse sur ma faim. Vous faites un gros effort de pédagogie, de vulgarisation en présentant des réalités bien complexes.

Si j’ai bien compris le choix est cornélien.
— Soit on empêche l’inflation pour éviter cette spirale qui aspirent prix et salaires dans une course poursuite.

— Soit on la laisse filer et cela a également des effets négatifs et les plus démunis seront les plus touchés.

Que préférer ?

 
grodeni
14H19 06/07/2008

« — Soit on la laisse filer et cela a également des effets négatifs et les plus démunis seront les plus touchés. »

Vous avez lu ça où ? (c’est une vraie question)

Pour ce que j’en observe, autant on nous décrit toutes les façons dont le ciel nous tombera sur la tête en cas de hausse des prix (et ce depuis longtemps, même si les Etats Unis, qui eux baissent leurs taux depuis un moment, n’assistent pas à un renouveau brillantissime de leur économie), autant les conséquences d’une baisse des taux ne sont pas du tout claires dans les différents articles que j’ai parcouru sur le sujet… En quoi ils seraient une solution à la hausse du pétrole et des produits alimentaires?

Tout cela ressemble fort à un débat qui prend plus de place qu’il ne le devrait (comme beaucoup de ceux lancés par notre Sarko national). En attendant on ne se pose pas trop de question sur les alternatives envisageables à la hausse du pétrole, des aliments, du transport, ou sur la bulle immobilière etc…

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
15H09 06/07/2008

Grodeni,

Vieux bachelier à la mode Sc.Ex, n’ayant reçu aucune formation en économie, je suis sidéré à la fois par l’importance supposée de ces questions confrontée à mon ignorance et la diversité des opinions. Il s’agit de questions visiblement complexes car il n’y a pas unanimité parmi les avis autorisés d’auteurs se présentant comme des spécialistes.

Que faire par rapport à « l’inflation importée du pétrole et des matières alimentaires » ? Quelqu’un déclarait que la réponse ne pouvait pas être de nature monétaire vu que le pétrole serait de + en + cher jusqu’à sa raréfaction. Cela me paraît pertinent. De quelle façon l’économiser ou le remplacer ……

Il semblerait que les critiques contre la BCE sont très vives en France et assez peu ailleurs. Que StarKo, le grand joueur de bonneteau, chevauche ce cheval là me semble inquiétant.

J’apprécie le blog de J. Quatremer, correspondant permanent (rareté) de Libé à Bruxelles. Pour ses appréciations et la qualité de certains commentaires.

Son site :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses

Des articles (l’un d’eux plus long que l’article paru dans le journal papier)
récents sur cette hausse :

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/07/bce-jeudi-cest.ht…

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/07/jean-pisani-fer.h…

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pablico
17H41 06/07/2008

dans les deux cas les plus démunis sont touchés. Il faut juste espérer que la situation européenne et mondiale ne dérape pas. Mais je crains fort que cet espoir va être déçu, car tout est basé sur le pétrole.

 
eric_strasbourg
19H48 07/07/2008

Keynes savait quelquefois fort bien résumer les choses, je cite: « L’inflation, c’est l’euthanasie des rentiers. »

 
yapadebug
12H38 06/07/2008

La BCE fait son travail: protéger la mafia du pognon et faire en sorte qu’elle se gave encore plus. C’est le but de l’Europe, non ?

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
13H14 06/07/2008

Oui, et vous devriez ajouter que par prudence, il convient de ne pas laisser nos enfants jouer dehors car ça craint. En Europe, on ne retrouve trop souvent ses enfants que sous la forme d’ossements ! Cette mafia obèse est cannibale.

 
Arles Tabet
13H13 06/07/2008

Notons aussi que l’inflation des rendements boursiers, l’inflation des prix immobiliers, l’inflation des rénumérations des dirigeants de grandes entreprises etc. n’ont jamais arraché à la BCE la moindre critique.

Seule l’inflation salariale leur pose problème…

 
la champenoise
13H25 06/07/2008

Il faut aussi bien préciser que la seule inflation salariale qui pose problème à la BCE comme à tous les élus de tout poil, c’est celle des salariés lambda. Pour eux et tous leurs afidés, il n’y a jamais de problème à ce sujet (notre ‘cher’ président n’a pas hésité à multiplier par 3 son argent de poche).

 
sinclair
15H39 06/07/2008

Données du problème

constat depuis 2000

-Le bénéfice des patrons, gros salaires et des entreprises explosent

-Les salaires de l’immense majorité de la populations stagnent
voire régressent

-Les prix des matières premières, dont pétrole explosent

-Le prix de l’alimentation explosent (en particulier blè, produit laitiers,viande)

-Le taux de la BCE est le même en 2008 qu’en 2000 soit 4,25% avec un creux de 2003 a 2005.

-Le dollar est passe de 1€ pour 1$ en 2000 à 1€ pour 1,57$

Aux USA a part leur c…s liées aux subprime l’évolution a été en gros la même qu’en Europe sauf pour le taux d’intérêt qui est passe de 5 a2% environ

Ceci constaté et sachant que notre Président a dit très justement que lorsqu’il y a une grève en France personne s’en aperçoit, on en déduire que si les prix augmentent les salaires augmenteront peu ou pas

-Que si le taux de la BCE s’aligne sur la FED le dollar va rejoindre l’euro et nous paierons plus cher non seulement les matières premières et le pétrole mais aussi le reste (car le cout de la production augmentera). Enfin ce qui est importe et payé en dollar coutera mécaniquement environ 50% plus cher.

Enfin dans ce dernier cas les exportations y gagneraient certes mais pas tant que cela étant donne que la production industrielle n’est pas le fort de l’Europe (voire délocalisation de la production) a part l’Allemagne. De plus les entreprises exportatrice ayant tendance a être internationale il y a peu de chance que la France y ramasse beaucoup de miettes.

Donc je pense que si les européens et les français (salariés bien sur) en particulier n’ont rien a gagner d’une baisse des taux de la BCE ils ont beaucoup a y perdre, car les conditions economico sociale se sont beaucoup dégradées depuis 2000. Les multinationale par contre ont beaucoup a gagner par réduction des couts de production européen(les salaires essentiellement)

L’économie n’étant pas une science exacte, sinon cela se saurait, les choses pourrait bien se passer comme cela plutôt que comme le dit M Matouk

 
TARPON | chat de gouttiere
18H45 06/07/2008

Les prix augmentent ,les salaires stagnent.Le prix de l’argent se rencherit pour les entreprises comme pour les particuliers,l’euro grimpe toujours,l’investissement s’arrete (où avez vous peché que la production industrielle n’etait pas le fort de l’europe?)et les delocalisations continuent de plus belle,le chomage augmente (comme s’il n’etait pas assez haut),bref à court terme la catastrophe irreversible tout ça à cause d’un demi fou qui nous parle d’une inflation des prix.Dans les annees 70 ,on avait une inflation à deux chiffres,prix et salaires bougeaient ensemble et permettaient aux salariés de financer leurs achats.
l’economie n’est pas une science mais elle obeit à des regles simples.Et aujourd’hui la situation est on ne peut plus claire.
La politique de la BCE a asphyxié le developpement de l’europe ,il est malheureusement trop tard pour revenir en arriere mais assez tot pour virer de bord.
Le Probleme de Trichet lui meme est posé ,de son incompetence à ce niveau.Avant qu’il ne soit trop tard

 
sinclair
22H55 06/07/2008

Le taux de la BCE est le même qu’en 2000 ou est la flambée des taux?

Non la production industrielle a été est ou sera quasi totalement délocalisée au cas ou vous ne vous en seriez pas rendu compte. Exemple vos slips et chaussettes sont made in china et votre ordinateur made in korea ou taiwan, vérifiez. Donc l’Europe exporte de la technologie et de l’agro alimentaire du savoir faire pas du matériel industriel ou des produits manufacturés.

Réveillez vous les annees 70 c’était il y a 30 ans depuis les choses ont changé y compris le taux de chômage. Les salaires ne suivront plus jamais les prix. Voir ce qui se passe autour de vous depuis quelques années et encore plus depuis quelques mois. Les syndicats et les salaries n’ont plus les moyens de faire pression sur les employeur et ces derniers ne sont feront pas de cadeau.

Non la BCE n’a pas asphyxié l’Europe le taux de croissance en Europe a été largement supérieur en Europe qu’au USA, tous les pays en ont profité. Mais les bénéfices n’ont pas été équitablement redistribué.

Et oui! l’économie est une science mais ce n’est pas une science exacte et si elle obéissait a quelques règles simples cela ce saurait. Vous seriez bien aimable d’en informer le bon peuple. Tous les économistes sont suspendus a vos lévres pret a boire vos paroles.

 
TARPON | chat de gouttiere
09H28 07/07/2008

Les slips et les chaussettes sont effectivement un exemple de production industrielle ,et je suis ravi d’apprendre que les salaires ne suivront plus les prix,que les annees 70 c’etait il y a trente ans…(bravo!)
Par contre un enfant de quatre ans sait que sur la decennie ecoulee la croissance (ramenée au PIB par habitant) a été quasi similaire en europe et aux etats unis.

 
Philippe Tixier | Citoyen
22H06 06/07/2008

Mais que ce type est puant !

Par philippe tixier le samedi 5 juillet 2008, 13:19 - poli-tic

Attali : c’est l’abandon du monde des idées au profit du marché !
Par exemple :

* Il en appelle à la chèreté du pétrole pour que l’on trouve d’autres énergies, il abandonne la politique, la volonté politique, ce serait le marché qui gagne à tout coup. Il en profite pour se placer en développant le concept de « gouvernance » planétaire.

Il avait prédit la hausse du pétrole ! oui sauf que ça ne devait pas arriver si vite. Alors à quoi sert un futurologue qui se fait coiffer par la réalité ? A rien !
Ce type de gauche de droite du centre fait grand tord aux idées humanistes de gauche. C’est honteux de voir et d’entendre ce ventre mou qui  » bouffe  » à tous les rateliers, il n’est malheureusement pas le seul, mais ce n’est pas une excuse !

Alors pourrait-il nous expliquer la vie chère ? Ce caprice de riches !
Au fond, même les plus libéraux, les plus capitalistes viennent d’en prendre conscience, l’abstraction a ses limites et son monde.
Après avoir spéculer sur le travail des ouvriers, sur l’argent, sur les prêts d’argent, sur les prêts de prêts d’argent, … Ils ont vu le vent ! Tout s’écroule et  » c’est la faute de personne ! « 
Ils tentent donc de se refaire une santé sur du dur ! Des produits de la terre, les produits alimentaires indispensables à la vie. C’est ainsi que pour sauver leurs peaux ou pluôt leurs petits avantages de riches, ils vont maintenant faire mourir des milliers de gens de faim ! Mais  » c’est la faute de personne !  » . Les riches s’organisent entre eux, les pauvres ont qu’à faire pareil ! « Mais ils sont bien trop cons, pas assez égoïstes !  » Il faut, en effet, une sacrée dose d’égocentrisme pour être riche ! Les pauvres !

 
N A F
22H13 06/07/2008

je n ai aucune notion d economie ce qu i me choque moi
ce qui me heurte le plus c est que la gestion de l economie n est plus dans les mains
du politique donc de personnes rendants des comptes , j entend qu il me semble plus democratique
que ce soit des elus qui decident du sort economique de la France ,
je sais vous allez me repondre

mondialisation economie ect mais Mr Trichet et consorts si compétents soient ils ne representent
qu eux meme et des groupes d interets que j imagine financiers . Finallement nous sommes depossedés deux fois: une fois par une gestion economique qui ne prend pas en compte notre interet
et la deuxieme:
parce que nos politiques s etant debarassé du fardeau nous n avont plus de moyen de sanction

 
sinclair
22H57 06/07/2008

Y a de ça!! effectivement d’où l’impuissance constaté des politiques

 
Teez-teez | Back in the USSR
09H00 07/07/2008

je ne suis pas trop d’accord avec cette idée. l’indépendance des banques centrales, c’est aussi un gage pour éviter que les Etats se financent par l’inflation. Et puis dans le contexte européen, heureusement que la BCE est indépendante, sinon on s’en sortirait pas avec toutes les discussions qu’il y aurait entre les membres de la zone euro.
ce ne sont pas les banques centrales qui font la politique économique des Etats, même si elles jouent un rôle de régulation de la masse monétaire.
Moi l’impression que j’ai, c’est que les politiques se défaussent de leurs responsabilités en faisant porter le chapeau à la BCE. C’est ce que Sarkozy fait depuis un bon moment, et c’est un peu facile je trouve…

 
TARPON | chat de gouttiere
11H13 07/07/2008

Mais cette fois ci Sarkozy n’est plus seul meme le ministre de l’economie allemande a violemment critiqué les decisions de la BCE .L’aterrissage risque d’etre dur en septembre .
LA BCE s’est distinguée en injectant 2000 milliards d’euros dans le systeme bancaire pour eviter des cessations de paiement (comme on l’a vu en grande bretagne) .Ces milliards soutiennent la speculation sur le PETROLE au detriment de l’economie .La CHUTE de consommation enregistrée en Mai ne vient que de là.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
12H56 08/07/2008

Je suis effaré chaque fois que je rencontre des avis aussi péremptoires sur des sujets aussi complexes et qui impliquent des niveaux de compétence élevés. C’est terriblement technique et en plus, controversé.

C’est comme si on s’écharpait au bistrot du coin sur l’influence de certaines nouvelles molécules sur certaines zones du cerveau. Ou sur des variantes inédites de programmation câblée des micro-processeurs à plusieurs cœurs !

Voilà l’effet que j’ai en lisant pas mal de contributions dont les vôtres. D’être au bistrot …

On a souvent envie de savoir QUI EST cet auteur si bavard et si catégorique ?
C’est-à-dire quelles sont SA formation et SES expériences ?

——

Vous faites intervenir la SPÉCULATION sur le pétrole. Or je me souviens avoir entendu un économiste dire que la largeur de ce marché était telle que les plus gros spéculateurs étaient dépassés par l’ampleur de la tâche et que l’influence de la spéculation était infime. Je n’affirme rien … je n’en aurais pas le droit. Je l’ai entendu. Voilà.

 
lucskyhawker
09H49 07/07/2008

ne perdons pas de vue les fondamentaux de l’économie, l’inflation est un déséquilibre entre les VOLUQMES de l’Offre et ceux de la Demande, dans les deux sens.l’analyse de la BCE est que la spéculation est à la base de l’augmentation des prix.selon l OPEP la croissance modérée de la demande en pétrole est de 1,2 M de barils jours, la croissance de la demande de la chine est compensée par la baisse de la demande des pays « riches », des nouveaux gisements s’ouvrent comme KHURSANIYAH en AS pour 0,5M barils jours , et aussi à KHURAIS pour 11 M barils/j.pas de pénurie donc. L ICE a l’accord de BUSH pour accepter une spéculation jusque 200 dollars, la NYMEX aide au mouvement avec 6% de garantie sur l’offre d’achat. bref, la BCE envoie un signal pour ne pas favoriser la spéculation financière en « aidant » par une baisse des taux la baisse de la consommation et favoriser encore la spéculation sur les matières premières et alimentaires. rappelons que la baisse des taux d’interets en concordance avec une baisse de la bourse a entrainer une spéculation sur l’immobilier, sur l’ancien en France, sur les subprime aux USA, sans rapport avec els couts de constructions.
d’autre part penchez vous sur les cours du blé, celui-ci à baissé en 2006 sans effet sur les prix, l’augmentation en revanche est immédiate, une baisse actuelle n’aura pas de répercussion si une hausse des salaires compense en partie, la seule solution est de forcer les fabricants à baisser leurs marges pour attirer les volumes de consommation, donc répercuter les baisses à la place de consolider leurs marges.
en résumé, en période de spéculation toute compensation nourrit la spéculation, quant aux taux pour l’industrie tant qu’ils sont inférieurs au gain marginal de l’investissement financé, ils restent valables, le risque est plutôt dans la restriction de la liquidité, donc des volumes prétés que du cout.

 
jma14
10H56 07/07/2008

« entraîne une hausse de l’euro par rapport au dollar, ce qui s’est produit régulièrement ces dernières années, les prix des produits importés, notamment pétrole et produits alimentaires, souvent payés en dollars, sont freinés. « 
Freinés? Là il faut m’expliquer le mécanisme.

 
Jean Matouk | Economiste
15H02 07/07/2008

à Philippe Tixer

Je pense que vous vous trompez d’interlocuteur. Pour autant, je ne vous suit pas sur le qualificatif que vous attribuez, apparemment à Attali. C’est un homme très intelligent, qui le sait, et qui a depuis trente ans , un succès éditorial non démenti.

J’en profite pour répondre aussi à Sinclair

Si le dollar remonte par rapport à l’euro , ce qui peut se passer si Ben bernanke, gouverneur de la banque centrale américaine, la FED, relève son taux, nous paierons effectivement plus cher le pétrole et les denrées, à condition que leur prix en USD ne revienne pas en arrière. Mais la conjoncture des pays de la zone euro, notamment de l’Allemagne,locomotive européenne, justement, sera stimulée, ce qui est quand même important.

De toute sfaçons , je n’ai pas fait l’hypothèse d’une baisse du taux sur l’euro, j’ai simplement analysé le sens de cette hausse de 0,25%.
 Cordialement

 
zorbek
18H59 08/07/2008

J’aimerais quand meme comprendre en quoi une hausse de l’Euro (via la hausse du taux d’interet) provoquerait une hausse du prix du petrole puisque le petrole est payé en dollars…

 
TARPON | chat de gouttiere
11H51 08/07/2008

Il n’y a aucune raison que la FED baisse ses taux ,ce n’est pas la politique suivie,elle a été clairement annoncée .Gageons que dans cette hypothese la BCE relevera les siens ,alors?

 
andré Virasolvy | Retraité
18H20 11/07/2008

L’humanité évolue inconsciemment dans un système économique mondiale organisé sur des droits inégaux institués par les pouvoirs politiques. Il entraîne systématiquement l’inflation que les uns attribuent à l’augmentation des prix, et d’autres à l’accroissement de la masse monétaire. Si le monde évoluait avec des droits égaux, il n’y aurait aucun problème de société. Avec les droits inégaux, l’inflation et les problèmes sont inévitables, puisque ces droits ont pour fonction d’attribuer des privilèges aux dominants au détriment des dominés. L’entreprise capitaliste organisée sur des droits inégaux entre le capital qui veut essentiellement gagner de l’argent, et le travail des salariés qui ont bien du mal à gagner leur vie, est la consécration du système. Résultat, les capitalistes accumulent les milliards, et les salariés ne reçoivent pas assez d’argent pour acquérir normalement les productions.

Pour consommer ce qu’il produit, le monde du travail doit continuellement s’endetter, et c’est pour cela que l’endettement, même s’il s’affaiblit, est encore dans sa période de progression. Il est clair que cette organisation désastreuse de l’économie ne pourra pas durer indéfiniment, car la dette, il faut la rembourser avec des taux d’intérêts variables, fixés selon l’humeur des dirigeants des banques centrales. Cette fixation des taux n’a d’ailleurs qu’une influence dérisoire, puisque le libéralisme permet aux financiers de négocier librement les prêts avec les emprunteurs.

Lorsqu’un financier trouve les moyens d’appliquer des taux excessifs, il pratique l’inégalité des droits, acceptée par l’emprunteur qui signe le contrat de prêt, sans se soucier des conséquence, et cela est conforme à la législation du système. Les « subprimes » en sont un le plus bel exemple d’actualité. Cette pratique donne satisfaction à ceux qui exercent des droits inégaux sur l’argent, en recherchant des placements qui rapportent une rémunération maximum. Ce comportement confirme l’absurdité du système, car les gens qui en bénéficient n’ont nullement besoin d’argent, puisqu’ils en détiennent déjà énormément. Donc, ce complément qui s’accroît sans cesse leur servira à spéculer, sans se soucier des désordres financiers qui vont inévitablement s’amplifier. Mais alors, que faire ?

Comme l’argent détient les facultés de se créer systématiquement en fonction de l’accroissement des réalisations des produits du travail, en quantité, diversité, qualité et prix, il y a prolifération de l’argent. Une faible part est accordée aux travailleurs qui produisent les richesses, alors que la plus grande partie est accaparée par ceux qui occupent les fonctions qui permettent d’exercer des droits inégaux. Ils occupent ces fonctions par cupidité, et pour en avoir toujours plus, ils passent leur temps à rechercher des produits financiers complexes et extravagants qui finiront par devenir ingérable. Le système économique actuel fondé sur l’inégalité des droits, entraîne l’accumulation de l’argent dans la finance, et le ralentissement de sa circulation dans l’économie.

Ce déséquilibre systématique; entre production et répartition du moyen de consommation; oblige à un endettement continuel pour consommer des productions croissantes. Tans que l’endettement parviendra à absorber ces productions, ce système continuera en laissant croire qu’aucun autre n’est possible. Mais le jour ou l’endettement atteindra des chiffres qu’il ne pourra plus dépasser, le désordre financier se répercutera sur l’économie, et il y aura crise de civilisation.
Voir http://egalitedesdroits.info
André Virasolvy