
Le Poulpe rentre de Tirana: Albanie soit qui mal y pense

Comme chaque samedi, Rue89 publie une nouvelle histoire du Poulpe, la série de polars créée en 1995 par Jean-Bernard Pouy. Cette semaine, le Poulpe se rappelle que le 6 mai 2007, lorsque naissait Rue89, il se passait -aussi- autre chose en France. Qui l'avait fait rager. Et décoller. Direction : Tirana.
Je suis parti en Albanie au soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, juste pour ne pas commettre un assassinat politique et découvrir un pays que je ne connaissais pas encore. Un an de retraite dans les Balkans ne m’a pas déplu.
Les vestiges de la seule républicaine maoïste européenne témoignent d’une époque révolue et mon pote Héol m’a fait visiter toute la montagne autour de Tirana. Douze mois à rien foutre. Pas d’enquêtes. De la bière et des femmes. Presque la quatrième dimension…
Mais au sortir de l’aéroport de Roissy, j’ai l’impression de retrouver une réalité pas marrante, et ça m’a rend plus maussade que le marquis de Sade devant les moralisateurs de la Révolution française. Le chauffeur du taxi me confie tous ses regrets de ne pas avoir voté pour la nana royale. Je soupire et la pluie se met à tomber.
Le déluge n’empêche pas des lycéens de manifester en gueulant contre les suppressions de poste dans l’Education nationale. Réalisant que je suis tout près du Pied de Porc à la Sainte-Scolasse, je paie le chauffeur repentant, sort du véhicule et me mouille en courant vers le bistrot.
La salle est vide. Seul à son comptoir, Gérard lit religieusement le compte-rendu du match PSG-Losc dans Libération. La prose remarquable de Grégory Schneider le passionne tant qu’il ne réalise pas que Le Poulpe est entré dans son bar.
- Une 1664 pression et un sourire.
Reconnaissant ma voix, le footeux lâche le journal et se crispe.
- N’allume pas ta clope.
- Pourquoi donc ? - L’amende, merde. Tu sais bien qu’on ne peut plus fumer dans les cafés.
- Depuis quand ? - Cette année. Tu étais où ? - Tirana… Ches les Albanais…
- Sache que c’est une loi, mon vieux. Et elle me conduit à la faillite. Ici, il n’y avait que des adeptes de la plante à Nicot. Ils ne viennent plus. Je crois que je vais revendre. Des Chinois sont intéressés… Mais vu qu’on les emmerde à cause du Tibet, j’ai peur qu’ils changent d’avis. Putain, j’aurais mieux fait de voter Ségolène.
- Tu as cru en Sarkozy ? - Et je ne suis pas le seul. Quelle gueule de bois…
Je retire la Gauloise de mes lèvres et avale la décoction de houblon fermenté. Dehors, les voitures -balais de police ferment la manifestation des gamins. La pluie ne tombe plus.
L’envie d’en griller une me fait prendre congé de Gérard. Je retrouve la rue et cherche un hôtel pour poser ma carcasse. C’est alors qu’un vélo manque de m’emboutir en grillant un feu rouge.
- \"Faites attention\", que je crie au chevalier de la petite reine.
La réponse du cycliste est immédiate.
- Ta gueule, bourgeois !
L’insulte me tétanise. Bourgeois, moi… Et quoi encore…
Je monte sur le trottoir et suis frôlé par un autre vélo.
- \"Cela devient dur d’être piéton à Paris\", me dit un vieux type en imper. \"Avec le système de Delanoë, ça pédale partout. Au nom de l’écologie, on risque de se faire rentrer dedans toutes les deux minutes. Ce n’est pas joli-joli les bobos. Avec leur connerie, ils vous dégoûteraient du Tour de France…
Je m’éloigne du vieillard éloquent et longe les murs, butant sans cesse sur des individus qui mendient sans afficher de grands espoirs de s’en sortir ainsi. Le pavé est jonché de jeux à gratter. Des gens fouillent dans les poubelles d’un supermarché. Un Noir se fait contrôler par des flics et leur parle avec un vocabulaire précis sans faire la moindre faute de grammaire.
- \"Mon passeport atteste de ma nationalité hélvétique, Messieurs.\"
- \"Ton permis de travail\", hurle le fonctionnaire en uniforme.
- \"Je n’en possède aucun. Je suis sans profession, mais riche à millions.\"
- \"On l’embarque ? \" propose l’autre défenseur de l’ordre.
- \"J’hésite\", avoua son collègue. \"Un Suisse…\"
- \"Mais tu viens de me dire qu’il est helvétique ! \"
- \"C’est pareil, Émile. On va rentrer bredouille…\"
Ils se barrent en baissant tristement la tête. Je souris à l’homme qui remet son passeport dans la poche.
- Mon pauvre vieux…
- C’est le quatrième contrôle depuis ce matin. Déjà, en sortant du Crillon…
- Honteux.
- Mais instructif. J’espère que notre confédération helvétique n’entrera jamais dans l’Europe. C’est trop mal organisé, surtout en France.
Il n’en dit pas plus.
Un livreur en moto débouche sur le trottoir et lui roule dessus.
Je regarde le cadavre en me demandant à quelle heure s’envole le prochain avion pour la Laponie.
Gabriel Lecouvreur, alias le Poulpe (PCC : Noël Simsolo, " Un tramway nommé désir" , Poulpe n°8, paru 1996 ; \"Les Sept Poules de Christelle\", Poulpe n°248, 2003)
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Paris libéré ! Mais ..Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé !
…martyrisé par Elle-même, martyrisé par son peuple abruti avec le concours des médecins de la France, avec l’appui et le concours du gouvernement faussement démocratique de la France tout entière, de la France qui se renie, de la France gestionnaire anglo-saxonne, de la fausse France puritaine , de la France qui disparait. »
Je ne sais pas comment était l’Albanie que le Poulpe a découverte en 2007 mais je peux vous dire que celle de 1997 était vraiment cool. J’y ai bossé quelques mois et c’est parmi mes meilleurs souvenirs.
Les banques n’y existaient pas encore; on changeait de l’argent en rue. Des mafiosi (et d’autres aussi, d’ailleurs) vous proposaient des leks contre des dollars, des yens, des DM ou des francs suisses. Il fallait en consulter plusieurs pour trouver le cours le plus avantageux.
Les Albanais vivaient dans l’euphorie de la chute de la dictature. Ça faisait déjà dix ans mais peu importe; on fêtait encore cela et tout le monde vivait dans une nonchalance absolue.
Il n’y avait pratiquement pas de règlements. En fait, c’était un État de non droit où tout était permis mais, chose admirable, personne n’en profitait. Au marché, quand vous ne compreniez pas le montant qu’on vous réclamait, (j’ai mis plusieurs semaines avant de parler Shqip) le commerçant se servait directement dans votre portefeuille. On ne m’a jamais piqué un lek.
C’était le royaume de la débrouille et du système D. Avec la chute de la dictature, beaucoup d’Albanais qui s’étaient enfuis à l’étranger revenaient au pays avec un peu d’argent et y créait un petit biseness et, parfois, y construisaient des maisons. Petit à petit, cela créait un début de prospérité mais on sentait quand même qu’il faudrait longtemps avant d’arriver à un revenu comparable à celui des voisins grecs. Ce n’était pas encore préoccupant car la transition du communisme vers le capitalisme se faisait très lentement. Les gens ne payaient pas encore ni loyer ni électricité ni eau. L’État Providence se chargeait encore de tout cela.
En ce qui concerne l’eau et l’électricité, il y avait quand même des problèmes. De nombreuses coupures d’électricité, surtout à Vlora et à Dures et l’eau n’était pas régulière. À l’époque d’Enver Hoxha, il y avait, pour tout les pays trois cents véhicules. Cela ne sollicitait guère les routes. Mais en 1997, il y en avait plus de cent mille et le réseau routier qui n’avait pas été prévu pour résister à un tel trafic s’effondrait en de nombreux endroit et, avec lui, les conduites d’eau. Une ou deux fois par jour, la Compagnie des Eaux mettait le réseau hydraulique sous pression et, pendant une heure ou deux, on avait de l’eau. Comme j’habitais au quatrième étage, je devais vite en profiter car, à ce niveau, l’eau ne durait parfois qu’une dizaine de minutes.
Mais tout cela ne gênait personne. Moi, encore moins. Ma fille et moi, on trouvait cela absolument cool. Même les flics n’étaient pas catastrophiques. C’est dire !
Leur pain (le bukë) était vraiment extraordinaire. J’espère que ça, au moins, n’a pas changé.
le poulpe, t’es vieux et aigri, dans deux ans aller griller sa clope en draguant devant un café sera aussi normal qu’une poignée d’euros dans la poche et seuls les vieux cons dans ton genre continueront à geindre parce qu’ils auraient aimé vivre dans un film dialogué par michel audiard - le seul endroit ou la mauvaise humeur chronique peut faire sourire.
quant à la haine des ‘bobos’, elle fleure bon l’invasion sémantique par la réthorique du front national via l’UMP qui voudrait déligitimer toute personne de gauche qui sorte pas du même film d’audiard dont je parlais à l’instant - et si toi tu es un prolo moi je suis la fée libellule.
comme si se déplacer en vélo pour limiter la pollution, l’épuisement des ressources naturelles et l’engraissement des patrons de l’industrie métallurgique, c’est être l’ennemi du peuple… va continuer à financer allégrement la mafia qui te donne le cancer et ne t’occupe plus de ce qui te dépasse !
tiens, tant qu’on parle de cinéma, revois donc ‘la belle équipe’ de duvivier, tous ces bobos qui font du vélo.. c’est comme les chinois, un milliard et plein de centaines de millions de bobos qui font du vélo… et qui n’ont pas le droit de cracher dans la rue…
Tu m’as mis la flèche en plein dans le mille, asozial . Je sais pas quoi rétorquer présentement à ta super attaque ciblée .
Mes circuits sont niqués, y a un truc qui fait masse.
Je t’aurais, un jour, je t’aurais. ma vengeance sera terrible ..
Cordialement
Numerosix ( vieux con fumeur)
ach number 6, c’est une lutte aussi contre soi d’être de gauche… je trouve que beaucoup de camarades se sont ‘folklorisés’ - en casquette de velours ou en bonnet péruvien -, et ont glissé comme le reste de la société dans une illusion d’individualisme qui en fait juste de bons consommateurs conformes (pour reprendre l’analyse de Jean-Léon Beauvois dans ‘Les illusions libérales’). difficile d’être un saint à chaque instant (tu te souviens de notre accrochage à propos de besancenot avant même qu’il ne passe chez drucker - oh comme tu as dû le détester encore plus !) mais ce n’est pas une raison pour abdiquer.
oui en face la machine de propagande est énorme et ne débande jamais, et elle a pu faire croire aux faibles d’esprit que la politique louis-philipparde actuelle des barons financiers et de leur marionnette était plus moderne que la solidarité sociale, mais c’est du vent, nauséabond comme les pets issus de leurs digestions de repas fins au fouquet’s.
à chaque fois qu’on me crachera à la gueule que je suis un gauchiste je porterai ce molard comme une médaille ; et être de gauche ce n’est pas voter pour segolette la fois tous les cinq ans ou on voudrait te faire croire que tu as ton mot à dire, ce n’est pas râler contre tout et tous accoudé au comptoir, c’est aussi faire traverser la rue à la vieille dame, ne pas souffler ta fumée dans la tronche des gens que ça dérange et apprendre à tes enfants qu’on pendra bien le dernier patron avec les tripes du dernier curé, que ça prendra le temps que ça faudra, et qu’il y a une vie en dehors de l’économie de marché.
il faut savoir qu’en toute invisibilité il y a une génération de gens qui plutôt que d’attendre le grand soir - ou de ne plus l’attendre - ont décidé de vivre pleinement l’alternative, dans les montagnes d’ariège ou les squats berlinois, ou dans des appartements parisiens. ce n’est plus une mode comme dans les 70s, plus une tentative de prendre le pouvoir, pas une niche consumériste… c’est là, ça existe dans les failles de cette réalité si ténue puisque si virtuelle - il suffit souvent de ne plus regarder la télé pour qu’elle craque…
pourquoi je te raconte ça ? parce que il y a mille raisons d’être optimiste, que sarkozy n’est pas notre maître à tous mais le chefton d’une république autoproclamée à laquelle il suffit de ne pas croire pour qu’elle n’existe pas vu le peu d’incidence qu’elle peut avoir, et qu’en réduisant au maximum travail et consommation on gagne infiniment plus que ce qu’on pourrait perdre.
sinon je fume une clope par mois, mais j’ai découvert le plaisir de sortir d’un café - et de ne plus rester le cul sur sa chaise pendant des heures -, d’aller dehors taper une clope à quelqu’un que je ne connais pas - ce que je ne faisais plus depuis la fac - et discuter en la grillant - j’ai rencontré plus de monde comme ça en six mois qu’en dix ans - surtout que je sors beaucoup plus maintenant que je peux respirer dans un bar et ne plus avoir à prendre une douche tellement je pue en rentrant.
la vita e bella
quant à ta vengeance je l’attends de pied ferme - un peu d’action !
un peu d’action !
Ho oui alors , on s’ennuie tellement
A plus .( J’ ai une vie en dehors de Rue89, quand même)
On s’ennuie tellement
On s’ennuie tellement
On s’ennuie tellement
On s’ennuie tellement
Alors la nuit, quand je dors
Je pars avec Théodore
Dehors, dehors, dehors, dehors
Marcher dans le désert
Marcher dans les pierres
Marcher des journées entières
Marcher dans le désert
Dormir dehors
ah moi c’est plutôt
A gut pull drag on me
Into the chasm gaping we
Mirrors multy reflecting this
Between spunk stained sheet
And odourous whim
Calmer eye- flick- shudder- within
Assist me to walk away in sin
Where is the string that Theseus laid
Find me out this labyrinth place
I do get bored, I get bored
In the flat field
I get bored, I do get bored
In the flat field
etc…
mais je suis berlinois
tiens je vais écouter ça illico et danser.
Une bonne idée que d’envoyer notre poulpe à nous (celui des dingues, des paumés…)une année en Albanie, et de le faire sauter à pieds-joints dans une situation à la dérive, le constat est plus qu’amer et en dit bien plus long que tous les pseudo-bilans commémoratifs de l’an I de la Sarkosie…
Tout n’y est pas mais l’on sait bien qu’à trop avoir le nez dans la merde on finit par ne plus bien voir les choses telles qu’elles sont!
Pour revenir sur ce débat intéressant en diable sur les bobos qui font du vélo pour pas prendre le métro… juste un mot pour dire que pour les politicards umpistes et modernistes, les bobos sont des êtres creux, des libéraux complexés pas dangereux pour un sou et ce n’est pas pour rien qu’ils mettent sur un même plan « les extrêmes » et sonnent avec cet amalgame désastreux le glas de la « gauche » qui ne fait pas que s’offusquer entre deux coups de pédales!
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
souvenons-nous de comment le terme BOBO est entré dans notre langage : vers 2000, le mot est repris d’un sociologue américain (qui l’utilise pour remplacer yuppie devenu obsolète et souligner l’évolution d’une classe spécifique) par les publicitaires qui s’en servent pour désigner une classe consummériste - celle de personnes qui tout en ayant un certain niveau de revenu ne vont pas pour autant consommer la même chose que la génération précédente au revenu équivalent - et réajuster en conséquence à la fois une production et un ciblage publicitaire. donc le bourgeois bohème va continuer à évoluer dans une culture et un mode consommatoire d’étudiant mais pouvoir y consacrer un budget beaucoup plus important - et il y a du pognon à se faire.
petit à petit il s’est avéré que non seulement ces personnes ne consomment pas à la papa mais ne deviennent pas des notables de droites en vieillissant et en s’enrichissant comme ils auraient dû le faire sous Pompidou mais conservent des idées de gauches. de plus leur revenu confortables leur permet d’être plus sélectifs dans leur consommation et de privilégier les produits culturels et écologiques au lieu de juste se bâffrer. cela a commencé à les rendre insupportables, et encore plus quand ils ne se sont plus senti le besoin de vivre dans des ghettos de riches et ont préféré rester dans les quartiers populaires - on les a alors accusé de faire monter les prix et de faire partir les ‘petites gens’ - mais on n’a rien dit des spéculateurs ni de la politique d’aménagement du territoire - la propriété privée c’est sacré.
alors l’extrême droite s’est emparé du terme sur le thème bien populiste de ‘le peuple c’est le front national et la gauche sont des nantis snobs’ et on a pu entendre le pen éructer le terme à maintes reprises. puis la droite décomplexée a récupéré le truc avec pas mal d’autres éléments frontistes - dans la forme et dans le fond - et sarkon le copain des milliardaires s’est retrouvé le copains aussi des ouvriers qui se lèvent tôt (on sait ce qu’il en est advenu) - pendant que les socialistes continuaient à décrédibiliser la gauche à laquelle ils prétendent appartenir, en oubliant que dans socialiste le mot essentiel est social - pas iste.
pendant ce temps-là le bobo - déjà ennemi du peuple et preuve vivante qu’être de gauche c’est mal alors que le capitalisme apporte joie et bonheur dans les chaumières - est devenu l’épouvantail, l’écologiste intégriste conducteur de 4x4, l’ayatollah bio,le stalinien du bien-pensisme (des termes que j’ai pu relever ces dernières années) - et surtout une légende urbaine bien poujadiste. car le bobo c’est toujours l’autre, tout le monde les déteste mais personne n’en est un. et comme la sémantique frontiste continue à infecter notre vocabulaire et notre pensée (cf. le ‘problème’ de l’immigration…), tout le monde s’y est mis, à droite et à gauche, dont pas mal (j’en connais) qui collent exactement à la définition.
comme disait Jerry Rubin en 1969 : « la bourgeoisie est la classe révolutionnaire par excellence, parce qu’elle se révolte contre elle-même » (après il a changé d’avis et s’est fait écraser par un bus).
vive les bobos !!! (mais attention, je n’en suis pas un)
Ni un Bonobo (le bourgeois non bohème) comme si tout ceux qui ne sont pas bourgeois étaient nécessairement bobos…
Vive le sirop de la rue! (a bon entendeur…)
ah oui, j’avais oublié mosieur renaud qui se refait une virginité politique en hurlant avec les loups - il aurait mieux fait de se reservir un pastis celui-là au lieu de s ‘attaquer très exactement à son auditorat avec sa chanson à deux balles !
Sa chanson et les deux derniers albums d’ailleurs ne sont pas du tout à la hauteur de sa plume mais ça ne mérite pas non plus tout ce fiel.
Son public, si on veut parler des vieux de la vieille ou de ceux qui l’écoutent depuis tout petit (comme moi) n’est pas tout à fait celui que vise cette chanson et il ne risque pas de se sentir visé par celle-ci!!!
mmoui, moi aussi je chantais « putain c’qu’il est blème mon HLM » quand j’étais au collège - avec le frisson de braver un interdit, parce que c’était très mal vu à l’époque…
entre temps renaud est devenu une valeur sûre de la chanson française et ses auditeurs de la première heure ont vieilli, se sont enrichis mais ils aiment toujours bien - avec le même frisson en chantant ‘crève salope’…
tiens, ils sont devenus exactement des bobos - ha non, les bobos c’est toujours les autres !
Pas mal, le poulpe…
Le debat sur les bobos n’interesse que les parigots…
aber, ich bin nicht ein Pariser !
Yo también!
première connexion à cette rue 89 -et vivent les révolutions !- à propos du poulpe…
vieux et/ou ringard…
m’en foulagueuze…
j’ai du bon à savoir que le poulpe fait partie des rendez-vous !
Je viens de découvrir le poulpe bien que l’ayant vu depuis quelque temps me tendre sa prose.
Amusant et bien croqué. Je reviendrai.
Allez le poulpe, faut pas se laisser aller,
Bientot, ce sera comme ici, a Tokyo, faudra une carte apres avoir envoye informations et photo pour l obtenir pour pouvoir prendre des cigarettes, histoire d etre fiches fumeurs, en plus des interdictions francaises de fumer dans les bars.
Comme la bas, y aura presque plus que des beaux velos avec la gentillesse des ptits jeunes qui deblaterent des insultes pour les ringards a pied.
Et puis quand tu repassera, a toi aussi on te les demandera tes papiers, promis.
Haa comme le monde est beau.
encore stagiaire et déjà si amère…
ce dont je me souviens du Japon c’est que tout le monde y fume comme des pompiers des cigarettes qui s’appellent Love ! était-ce déjà il y a si longtemps ?
et que comme en Allemagne les vélos roulent sur les trottoirs et préviennent aimablement les piétons avec leurs sonnettes quand ils arrivent.
et que en bon français qui considère une sonnette ou un klaxon comme une aggression et non pas un avertissement, il m’a fallu un certain temps pour comprendre ça et arrêter la parano !
est-ce que tu as ton T-shirt ‘watashi wa amerikajin dewa arimasen’ ?
Aie aie aie, je ne dois pas etre au bon endroit, dans le bon quartier.
Plus de sonnettes pour prevenir gentiment, non non, et puis on ne fume comme des pompiers que dans les bars, mais au moins ici on peut c est vrai. Dans la rue aussi mais juste a l endroit ou il y a un petit cendrier special, sinon on pollue mais au moins les rues sont propres.
Allez, pour ne pas etre amere j irai me jeter un bon verre en fumant et puis je pourrai au moins me dire qu ici, bah la biere n est pas aussi bonne mais le sake lui, il est terrible.
Un cadeau pour inspirer les poulpiens
http://blublu.org/sito/video/muto.htm