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Les accidents de vélo augmentent-ils vraiment à Paris?

Une station Vélib, à Paris (austinevan/Rue89).

Partout dans la presse, ce chiffre inquiétant : selon la préfecture de police de Paris, le nombre de cyclistes victimes d'accidents a augmenté de 21,4 % au 1er trimestre 2008. Il suffit d'y ajouter une photo de Vélib' pour affoler les aficionados de la petite reine. Sauf que pour le seul début d'année 2008, on constate... une hausse de 33% des déplacements à vélo dans la capitale. Les accidents n'\"explosent\" donc pas à Paris. Ils seraient même, en pourcentage, plutôt en baisse au regard du nombre de déplacements effectués par les cyclistes.

Prudence !


Les cyclistes ne sont responsables que de 40% des accidents dans lesquels ils sont impliqués. La préfecture de police de Paris les met en garde contre les risques liés aux engins de grands gabarits (autobus, camions-bennes). Depuis 2006, sur 9 cyclistes tués à Paris, 6 l'ont été par des engins de grands gabarits.

Attention également à l'ouverture des portes : 109 cyclistes sont tombés à cause d'ouvertures intempestives.

2004 : 407 victimes
2005 : 458 victimes
2006 : 506 victimes
2007 : 694 victimes dont 5 tués

Le même phénomène est observé ces deux dernières années : le nombre de cyclistes à Paris a augmenté de 70% entre 2006 et 2007. Un tiers de ces cyclistes pédalent depuis l'automne en Vélib'. Sur la même période, les accidents, eux, n'ont augmenté \"que\" de 37,2%, faisant passer le nombre de cyclistes victimes d'accidents de 506 en 2006 à 694 en 2007.

Roland Maucourant, contrôleur général de la police nationale chargé de la sécurité routière à Paris, dont le métier est de \"prévenir ces risques d'accidents\", est agacé par ces remarques :

\"Votre raisonnement tient de celui des 'tout voitures' des années 70 ! Ce n'est pas parce qu'il y a plus de vélos qu'il faut relativiser la hausse des accidents. Si on raisonne comme ça, on est fataliste. Prenez du plaisir mais soyez vigilants. C'est le sens de mon action.\"

Lui-même cycliste ne tenant pas à se faire \"écrabouiller\", il met en garde : \"Avant, il y avait moins de 4000 procès-verbaux par an. Depuis juillet, on a durci les sanctions. Pour 2007, on comptabilise 11 000 PV.\" Non pas parce que les cyclistes sont moins vigilants mais parce que la police a décidé de sévir : \"Non par acharnement mais pour la sécurité des Parisiens.\"


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Numerosix | Prisonnier dans le village global
19H33 06/06/2008

Il reste quelques connards , mais la plupart des utilisateurs de véhicules a Paris sont devenus beaucoup plus courtois avec les vélos : les voitures ( même les Taxis) , les motos , les scooters ,les livreurs , les Bus privés ..
Tous sauf les chauffeurs de bus de la RATP qui deviennent de plus en plus d’ une agressivité incroyable .
Il faudrait les faire soigner ( ou revoir leurs conditions de travail , je suis de gauche, quand même)

(Quant aux métros de la ligne 13 , ils font une pub pas possible pour nous inciter à utiliser n’ importe quel autre moyen de transport, y comprend le Velo , ca va beaucoup plus vite et c’est moins fatiguant)

 
VinceDeg | étudiant | vincedeg.nolizard.org
19H29 06/06/2008

Je rajouterai un petit best-of perso des dangers à vélo à Paris :
- la bagnole qui tourne à droite sans mettre de cligno ni vérifier qu’il y a quelqu’un sur le couloir de bus ou la piste cyclable. Grand classique sur Rivoli ou Sébastopol. Variante sur une rue normale : hop on arrive en doublant par la droite, et paf un mec tourne à droite juste devant vous sans crier gare. Solution : avoir de bons freins et de bons réflexes.
- la portière qui s’ouvre : ça surprend toujours.
- le piéton qui d’un coup décide de descendre sur la piste cyclable : très rigolo quand la piste cyclable est coincée entre deux bouts de trottoir et qu’on a pas de visibilité, style blvd de Clichy, avenue d’Italie, blvd Magenta…
- le couillon de vélib qui remonte la piste en sens interdit: comment lui faire comprendre qu’il y a la même de l’autre côté de la rue ?
- le refus de priorité à droite : faut même pas essayer à Paris de prendre une priorité à droite si vous tenez à votre vie. Conseil: arrêtez-vous si quelqu’un arrive, même de la gauche.
- plus tous les quasi-accidents exotiques, si vous avez des anecdotes croustillantes…

 
argiope
20H18 06/06/2008

Il ne faut jamais oublier que dans les villes, les cyclistes (et bien sûr les piétons) étaient là bien avant les automobiles; ils ont été minorisés, intimidés, ridiculisés, carrément chassés des rues par l’explosion du trafic motorisé.
On ne peut que saluer la timide évolution des mentalités qui traitent les plus faibles du trafic avec un peu plus d’égards. On revient de loin et il y a encore du chemin à parcourir. Les réseaux de pistes cyclables et les villes aménagées avec cheminements et feux séparés piétons-cyclistes-voitures existent aux Pays-Bas par ex. depuis 50 ans au bas mot.
Pour un trafic urbain fluide et sécurisé, il faut séparer les flux et mettre en site propre les transports publics, les voitures, les vélos et les piétons, en prenant si nécessaire l’espace de voies de circulation; le « tout pour la voiture » n’a que bien trop duré.

 
rol8329
21H39 06/06/2008

Ma plus belle gamelle de l’année à vélo, je la dois à un piéton : je le suivais tranquillement sur la piste cyclable avant la place de la concorde en attendant l’occasion de doubler quand il décide de s’arrêter et de reculer; Pas eu le temps d’enlever mes chaussures des pédales automatiques. Je suis tombé comme une masse sur le côté.
La seule solution que j’ai trouvé pour éviter de me faire écraser par tous les chauffards qui me doublent consiste à rouler … sur les trottoirs. Sur la route, je suis un gibier ; sur les trottoirs, je suis un prédateur : le choix est rapide. Par contre, attention au super-prédateur armé du carnet à souche qui tente à tout prix de vous envoyer dans la mare aux requins. Heureusement, on les repère de loin. Faut juste éviter de tomber nez à nez. Si la discussion est rarement à notre avantage, ils sont en général plutôt sympathiques et rarement arrogants, ce qui tranche singulièrement avec l’image que nous en renvoie les médias en général. En tous cas, pour l’instant, je n’ai jamais été verbalisé