Droit de suite

Ségolène Royal: "Ce que j'ai toujours dit sur le libéralisme"

Après les critiques de Ségolène Royal à l'encontre de Bertrand Delanoë qui s'était dit \"libéral et socialiste\", Rue89, entre autres, avait publié de larges extraits des déclarations précédentes de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle. Extraits qui allaient plutôt dans le même sens que la position actuelle du maire de Paris.

Dans un e-mail envoyé mardi aux militants de Désirs d'avenir, la présidente de la région Poitou-Charente s'est expliquée sur cette polémique, affirmant que sa position n'avait jamais varié. Voici son argumentation :

\"Une chose est de 'ne pas jeter l’opprobre' sur le mot, mot qui a eu un sens face aux despotismes et au totalitarisme, notamment collectiviste, une autre est d’en faire aujourd’hui son étendard et de se l’approprier au point d’affaiblir le socialisme.

\"Le mot 'libéral' a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné. Le libéralisme a été préempté par une droite dure et, aujourd’hui, c’est le mot d’un capitalisme inquiétant, même lorsqu’il n’est pas accompagné du terme d’'ultra'.

\"Les libertés politiques et les droits de l’homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux.

\"La modernité politique ne passe pas par l’acceptation d’un libéralisme qui, à force de déréglementation, symbolise la perte de repères et l’écrasement de la personne humaine. Elle passe par la définition d’un socialisme du XXIe siècle, qui aille au-delà de simples ajustements à la marge des méfaits du libéralisme.

\"Notre désaccord avec la droite porte sur la protection des libertés et la définition de nouveaux droits, mais aussi sur la politique économique et sociale (paquet fiscal, franchises médicales, casse de l'éducation nationale, abolition des 35h, retraites…).

\"Se dire libéral et socialiste, c’est laisser croire que le socialisme ne parle pas de l’individu, de la liberté ou de l’efficacité économique et qu’il a besoin pour cela de l’apport du libéralisme. Or rien n’est plus faux. (...)

\"Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint.\"

Julien Martin


Article suivi : Quand Royal défendait le libéralisme cher à Delanoë


En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
pedro66 | informaticien bon à rien
10H31 04/06/2008

De toute façon, Ségolène a dit tout et son contraire, comme ça on ne pourra pas dire qu’elle ne l’a pas dit, tout en ayant dit le contraire !!!!

Comprenne qui peut ou qui pourra pour ceux qui peuvent suivre .

 
Coldo | Cadre Parisien
10H58 04/06/2008

« Le libéralisme a été préempté par une droite dure »
Alors que le socialisme est aujourd’hui revendiqué par une gauche molle…
Voilà, c’est exactement ça…

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
11H08 04/06/2008

Et bla bla bli et bla bla bla

Je veux Martine présidente , et pis c’est tout .
Au moins les 35 heures , meme maladroites ça a donné des boutons a tous les liberaux et à Coldo , cadre Parisien ..
Ha , Martine le temps ou les salariés obtenaient au moins quelque chose grace au gouvernement democratiquement élu , au lieu de perdre tout le temps des trucs avec l’esclavage en objectif ..Et de se faire insulter ..

Mme Aubry, auteur de la loi sur les 35 heures, a jugé par ailleurs que derrière « l’attaque permanente sur les 35 heures, bouc émissaire de tous les échecs de la droite » se cachait « un retour sans précédent sur la réglementation du travail et la protection des salariés ».

Source : AFP

 
Asse42 | Royalais
11H53 04/06/2008

Avant de sombrer dans l’idolâtrie…:o) rappelle toi bien qu’elle était opposée aux 35h au départ. Ensuite elle les a fait autoritairement. Pour quelqu’un se réclamant de gauche c’est plutôt limite.

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
13H46 04/06/2008

Ho , j’ idolatre pas . Les defauts de Martine sont inombrables , je le sais bien .
Mais elle m’ a l’ air beaucoup moins zozo que les autres zozos et zozottes, c’est deja ça ..Et meme que quand elle parle , on comprend ce qu’elle dit . et elle est teigneuse, mechante et pas née de la derniere pluie ..
Donc , elle a une chance , voila ..

 
jnspqd
07H39 05/06/2008

Moi je suis pour le maintien des 35 heures mais cela n’a rien à voir avec le « JE VEUX MARTINE PRESIDENT… » qui n”est qu’une profession de foi et non pas un argument.

Martine et toi serez obligés de convaincre les militants socialistes d’abord, puis les français, comme tout celui/celle qui voudra se présenter aux postes de responsabilité.

Et pour convaincre les uns et les autres, il faudra avoir de l’éthique comportementale, du respect de l’autre et des status tu parti, et, évidemment, arrêter une fois pour toutes de mépriser la base qui dépose ses ambitions politiques sur des individus qui se disent disposé/es à les porter mais qui l’oublient au bénéfice de leurs propres ambitions et/ou jalousies personnelles. Ce qui est le cas de Martine en ce moment. Dommage, je la voyais autrement.

Amitiés socialistes.

 
virgo | Education Nationale
17H36 05/06/2008

s’il n’y a plus de 35 heures, que vont devenir les heures sup, à la limite du « noir », qui soutiennent l’encouragement à « travailler plus pour gagner plus » ! Et les patrons vont se voir très ennuyés de devoir faire « travailler plus » en toute légalité ! (c’est à dire plus du tout à leur bénéfice….)
alors, avant de supprimer les 35 heures comme durée « légale » du travail en France…. sauf à déréglementer carrément la notion de durée pour arriver à plus d’esclavage chez les ouvriers et employés….

 
Alcide Nikopol | Passé a l'Est
11H16 04/06/2008

Je lisais récement dans un bouquin de Stephen Clarke :

« En bonne francaise, elle dépensait plus d’énergie a discuter sur la maniere de décrire un probleme qu’a tenter de le résoudre. »

Ou un truc du genre. Ca m’a fait penser a la discussion Royal/Delanoe.

Ca fait toujours rire en tout cas lorsque les hommes et femmes politiques disent avec leurs gros yeux serieux « les mots ont un sens » alors qu’ils passent leur temps a les manipuler et a les dénaturer.

Je suis étonné qu’on ne nous ait pas encore sorti un « socialisme libéral de civilisation » comme grand projet pour « rassembler » et « donner de l’espoir ».

 
Blaise11 | 
07H36 05/06/2008

Alcide, faut pas parler comme ça ici !

… ils ne connaissent pas le libéralisme « apolitique » de l’Est.

oups! pardon, j’ai encore fait partouzer les genres…

 
p.
11H31 04/06/2008

« En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. »

Libéralisme ne signifie pas et n’a jamais cherché à signifier lutte contre les inégalités. La liberté ne postule l’égalité mais une égale liberté d’opinion et de mouvement.. Sinon pourquoi une devise ‘Liberté, égalité, fraternité’. Appartemment, pour Mme Royal, on pourrait donc remplacer cette devise par le mot socialisme.

Il sont du se creuser la tête ses conseillers pour pondre une déclaration pareille.

http://www.commentairedujour.over-blog.com

 
iduf91
12H33 04/06/2008

Euh… Je n’ai pas compris votre raisonnement. C’est le libéralisme (position idéologique) et non la liberté (état) qui postule la liberté (d’opinion, de mouvement), et le libéralisme ne vise effectivement pas à l’égalité. En ce sens, vous ne dites pas autre chose que Royal.
Quant à la devise Liberté, Egalité, Fraternité, quand je vois la manière dont Sarkozy s’est employé à dénoncer « l’égalitarisme » et à compartimenter différentes Frances (celle qui se lève tôt, celle qui fraude, celle qui casse, celle qui travaille dur etc…), je me demande si effectivement cette devise n’est pas fondamentalement socialiste…

 
getch
11H48 04/06/2008

L’argumentaire a été tronqué et c’est bien dommage que le sens en soit ainsi changé.
Voici la version intégrale disponible ici :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=2318

[02/06/08]
Ségolène Royal

« Ce que j’ai toujours dit sur la question du libéralisme et ce que je redis

Pour répondre à ceux qui déforment mes propos, voici d’abord les citations complètes de ce qu’ai dit et écrit sur le sujet :

CITATIONS

1) « Dimanche + », le 25 mai 2008

«(…) Il faut rassembler les socialistes sur les valeurs qui sont les nôtres et en l’occurrence, je crois qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redéfinir le contenu du mot socialisme, c’est-à-dire pour l’adapter aux défis du temps présent qui n’existaient pas au XIXe siècle. Les déplacements massifs de population, le réchauffement planétaire, les grandes pandémies, les masses financières qui se déplacent à l’échelle planétaire à la recherche de placements spéculatifs, la crise alimentaire qui est due à la spéculation sur les denrées alimentaires.

Donc ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est comment, avec de nouvelles règles et de nouveaux principes,on garantit à chacun l’accès au bien public collectif, c’est-à-dire manger, se loger, s’éduquer, se soigner et travailler ou être utile aux autres. Donc dès lors que l’on pourra garantir à chacun, d’abord en France mais aussi à l’échelle planétaire, ces fondements même de la dignité humaine, alors le socialisme aura réalisé un idéal (… ). »

« (…) Ce que je pense, simplement, c’est qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redonner de la modernité, un nouveau souffle au socialisme. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l’héritage des droits et des libertés individuelles. Les socialistes et la gauche sont issus de la déclaration de 1789, de la Convention européenne de droits de l’Homme, du combat de JAURES pour DREYFUS, du combat de François MITTERRAND et de BADINTER contre la peine de mort, donc les droits et les libertés individuelles font partie de notre patrimoine commun. C’est très important, faut-il aller donc jusqu’à réhabiliter ce mot de libéralisme ? Non ! (…) »

« (…) Le mot libéralisme a des connotations positives dans certains autres pays, par rapport aux Etats-Unis. En France, non. Il est tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts et d’écrasement des bas salaires, d’insécurité, de creusement des inégalités et donc de violence, qu’il fournit de la violence (…). »

(…) Ce qu’a dit Jaurès sur la question est très important parce que c’est très moderne. Ça reste très moderne, parce qu’il avait déjà intégré cet héritage-là, des droits et des libertés individuelles, au socialisme… mais agrandi à la dimension sociale de l’homme. Et aujourd’hui qu’est-ce qu’il nous manque dans le monde dans lequel nous sommes, par rapport à toutes ces souffrances, par rapport à ces 5 euros, qu’est-ce qui nous manque ? Il nous manque du social, et les socialistes ne sont pas pour le social contre l’économique, ils pensent que l’un ne va pas sans l’autre (…). »

2) Le Point du 27 mars 2008

« De quel libéralisme parle-t-on ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose ». La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politiques ! »

« Mais si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, du laisser-aller, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là (…). »

« La bonne question est : que fait-on pour que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée à une société prise en otage par les intérêts particuliers, mais pour qu’ils servent au bien-être de tous ? Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge. On attend de nous une autre façon de produire les richesses et de les distribuer. On me disait par exemple qu’il était impossible de conditionner les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier en cas de bénéfices ; je l’ai fait en Poitou-Charentes et nous sommes aujourd’hui l’une des régions mieux placées en termes de créations d’entreprises ! »

3) Maintenant, Ségolène Royal répond à Marie-Françoise Colombani, Hachette Littératures, mars 2007

« Nous, socialistes, nous sommes des libéraux au sens politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques. (…) Donc, pas question de jeter l’opprobre sur le mot lui-même (…).

(…) Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l’économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l’ennemi de la justice sociale. »

COMMENTAIRES

Suite à ce que j’ai dit, voilà ce que je voudrais rajouter :

Sur le « libéralisme »

Une chose est de « ne pas jeter l’opprobre » sur le mot, mot qui a eu un sens face aux despotismes et au totalitarisme, notamment collectiviste, une autre est d’en faire aujourd’hui son étendard et de se l’approprier au point d’affaiblir le socialisme.

Le mot « libéral » a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné. Le libéralisme a été préempté par une droite dure et, aujourd’hui, c’est le mot d’un capitalisme inquiétant, même lorsqu’il n’est pas accompagné du terme d’ « ultra ».

Les libertés politiques et les droits de l’homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux.

La modernité politique ne passe pas par l’acceptation d’un libéralisme qui, à force de déréglementation, symbolise la perte de repères et l’écrasement de la personne humaine. Elle passe par la définition d’un socialisme du 21ème siècle, qui aille au-delà de simples ajustements à la marge des méfaits du libéralisme.

Notre désaccord avec la droite porte sur la protection des libertés et la définition de nouveaux droits, mais aussi sur la politique économique et sociale (paquet fiscal, franchises médicales, casse de l’éducation nationale, abolition des 35h, retraites…).

Se dire libéral et socialiste, c’est laisser croire que le socialisme ne parle pas de l’individu, de la liberté ou de l’efficacité économique et qu’il a besoin pour cela de l’apport du libéralisme. Or rien n’est plus faux.

Car être socialiste, c’est :

- voir que les services collectifs rendent les individus plus forts et d’une certaine façon plus libres (comment être libre quand on n’arrive pas à se loger, à se nourrir, ou quand on sort du système scolaire sans qualification ?) ;

- mettre les sécurités et la solidarité au service de la libération des énergies et de la prise de risque (comment avoir l’esprit d’entreprise quand on vit dans l’incertitude et la précarité ?);

- faire de la lutte contre les inégalités un moyen pour que chacun contribue à la richesse du pays et à sa compétitivité (comment se priver du dynamisme des jeunes des quartiers populaires ?) ;

Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint.

Sur la question du Parti et des alliances

Nous voulons d’abord un parti fort car ouvert sur la société, ferme sur ses convictions et ses valeurs.

Le parti socialiste doit être un centre de gravité pour la gauche. Une fois qu’il aura réaffirmé ses valeurs et défini son projet, tous ceux qui partageront ses ambitions, à gauche comme au centre, pourront nouer des alliances avec lui. »

Ségolène Royal

 
Julien Martin | Rue89
12H27 04/06/2008

« L’argumentaire a été tronqué »??? Je trouve que vous faites preuve là d’une belle mauvaise fois. J’ai reproduit tel quel la justification de Ségolène Royal, en supprimant uniquement le rappel des citations (déjà écrites dans le précédent article publié sur ce sujet dans Rue89 et auquel l’article ci-dessus renvoie) et les trois points qui expliquent ce que veut dire « être socialiste » selon Ségolène Royal (cela ne concerne pas directement le débat qui l’oppose ici à Bertrand Delanoë). Merci de ne pas confondre « tronqué » et « coupé » (dans un cas, les propos sont déformés, dans l’autre, non).

 
getch
13H09 04/06/2008

Tronquer (dans le Robert) : retrancher, altérer, estropier, mutiler
« tronquer une citation, un texte…. »

Oui, l’argumentaire a été tronqué puisque que vous ne recopiez qu’une petite moitié du texte original.
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=2318
Royal, dans sa déclaration compare ce qu’elle a dit sur le libéralisme et ce qu’elle dit maintenant pour pour répondre à ceux qui déforment ses propos. Les deux sont indissociables. D’ailleurs le titre de l’article original s’intitule : « Ce que j’ai toujours dit sur la question du libéralisme et ce que je redis ».
Merci de respecter l’auteure et sa pensée.

 
Julien Martin | Rue89
13H31 04/06/2008

En quoi le respect dont vous parlez n’est pas présent ici? Est-ce que cet article déforme la défense de Ségolène Royal? Et, concernant les extraits qui ne sont pas ici reproduits, la raison est simple: il s’agit d’un droit de suite, les extraits figurent dans l’articlé précédemment publié sur Rue89. Allez, c’est comme pour le titre, vous pinaillez sur la forme mais le fond est entièrement respecté.

 
getch
14H25 04/06/2008

Quand un journaliste, un politique, un écrivain écrit un article sur son site, et que l’on présente cet article comme intégral, la moindre des choses est de ne pas le charcuter. Et découper un article sans prévenir le lecteur qu’il a été amputé, c’est bien ne pas respecter la pensée de l’auteur(e), sans parler du respect des lecteurs…..

 
Myosotis | Orthophoniste
16H20 04/06/2008

Je suis complètement d’accord avec getch car un journaliste comme Julien Martin n’a pas omis innocemment de signaler que l’article avait une suite comme nous le faisons dans toute citation extraite. Je reconnais malgré tout qu’il a mis le lien direct vers l’article ne question.

 
ART MONIKA
16H44 04/06/2008

Je suis d’accord avec Getch et Myosotis, et je ne comprends pas la mauvaise humeur de Julien Martin, qui parle de « mauvaise foi » et de « pinailleries », ponctuant ses messages de points d’exclamation suggérant une grosse contrariété.
J’avais lu l’intégralité du message de S. Royal hier soir, et en découvrant il y a quelques instants ce que Julien Martin en a retenu, j’ai été un peu surprise. Le plus simple n’aurait-il pas été de donner l’intégralité du texte?
Si vous avez lu le livre de S. Royal en entier, Julien Martin, vous aurez remarqué que, durant la campagne, ses propos n’ont cessé d’être déformés. Il était important qu’elle redise ce qu’elle a dit elle-même, vous en conviendrez, et que les journalistes - dès lors qu’ils choisissent d’en parler - le fassent ad integrum.

 
Julien Martin | Rue89
17H40 04/06/2008

Je suis surpris de vos attaques: ses propos n’ont pas été déformés, ses citations exactes avait déjà été reproduites dans un article précédent qui est ici en lien, et si j’avais voulu cacher une partie de cet e-mail je n’aurais certainement pas mis un autre lien vers son intégralité sur le site de Désirs d’avenir…

 
ART MONIKA
18H29 04/06/2008

Mais Julien, ce nétait pas de ma part une attaque, juste une petite remarque. Vous n’avez rien voulu « cacher », j’en suis certaine.

Allez, on passe là-dessus… Nous avons de plus sérieux chats à fouetter. Savez-vous que Sarkozy est en train de littéralement démanteler le CNRS ? Il fait absolument comme si nous n’existions pas. Il y a branle-bas de combat, mais personne n’en parle.

 
Blaise11 | 
09H07 05/06/2008

Bonjour,
Vous avez des liens à porter de clic ?
 Merci

 
ART MONIKA
12H29 05/06/2008

http://www.sauvonslarecherche.fr/

C’est le grand démantèlement, sans aucune concertation. Après la LRU, l’ANR et l’AERES, sus au CNRS et à l’INSERM.

 
Network 23 | identité perdue dans mes papiers
15H13 05/06/2008

Ouaip, et ce témoignage d’un « jeune chercheur » de 40 ans face à l’ANR, machine à étendre la logique du marché au-delà du marché:

http://www.auboutduweb.com/poolp/index.php?post/2008/06/02/LANR-contre-l…

 
Pierrrrre
13H00 04/06/2008

« …….Car être socialiste, c’est :
- voir que les services collectifs rendent les individus plus forts et d’une certaine façon plus libres (comment être libre quand on n’arrive pas à se loger, à se nourrir, ou quand on sort du système scolaire sans qualification ?) ……. »

==>la liberté de dépendre d’un mécanisme public auquel on doit se soumettre,
la liberté de devoir adhérer au Parti afin d’obtenir les passe-droits nécessaires pour son HLM, trouver un travail pour le petit dernier, ou obtenir l’attribution du marché du nettoyage de l’Ecole, bien rémunéré, avec commission obligée pour le Parti.

————————————

« …- mettre les sécurités et la solidarité au service de la libération des énergies et de la prise de risque (comment avoir l’esprit d’entreprise quand on vit dans l’incertitude et la précarité ?)…. »

==> incertitude des lois qui changent en permanence,
incertitude des galères règlementeaires lorsqu’on embauche quelqu’un,
certitude de l’impossibillité de débaucher quand un employé ne convient pas

———————————————

« …- faire de la lutte contre les inégalités un moyen pour que chacun contribue à la richesse du pays et à sa compétitivité (comment se priver du dynamisme des jeunes des quartiers populaires ?) ;… »

==> faire rentrer « niqtamer » dans les échanges professionnels,

et obligation des quotas croisés…
si le premier embauché est homme noir hétéro marié et du 16 ème,
le deuxième doit être obligatoirement femme, blanche, homo, pacsée et de Seine St Denis

————————————-

« …Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint…. »

==> heu, vous pourriez répéter la question?

———————————

« …Nous voulons d’abord un parti fort car ouvert sur la société, ferme sur ses convictions et ses valeurs…. »

==> Dieu le Père

———————————-

« ….Le parti socialiste doit être un centre de gravité pour la gauche….. »

==>Un Centre de gravité qui penche à gauche.. subtile.. faudra mettre du plomb dans le raisonnement de quelque part pour rééquilibrer tout ça…

——————————-

« ….Une fois qu’il aura réaffirmé ses valeurs et défini son projet, tous ceux qui partageront ses ambitions, à gauche comme au centre, pourront nouer des alliances avec lui. »…. »

==> comme quoi, la langue de bois….

 
Jaùsep | 
11H59 04/06/2008

Pfffffffff !….

Le delanoségolénisme c’est quoi ? La traduction de tous les « …ismes » du dictionnaire français?
Bé alors, on n’est pas arrivés au bout, vu la vitesse ou ça va…

C’est à quelle page déjà, heu …. Populisme ?

 
Asse42 | Royalais
12H02 04/06/2008

Je comprends que certains n’aient pas encore compris ce qu’est le socialisme. Parce que c’est ça qui est important, du moins pour nous socialistes.

Le socialisme c’est l’aboutissement de l’idéal républicain. Lorsqu’on aura atteint Liberté, Egalité et Fraternité alors on aura réalisé le socialisme. C’est pour accomplir cet idéal que nous militons au PS.
Donc la notion de « libéralité » est inclus dans le socialisme cela ne sert à rien d’insister dessus car, comme ségolène Royal le dit justement, on rentre alors dans une logique de reconnaissance d’une vision politique de droite qu’est le « libéralisme ». Or ce que nous devons construire est le socialisme du XXI ème siècle et non de savoir si on est compatible avec ce libéralisme fou qui ne récompense que les puissants.

Elle a raison de mettre les points sur les I. Et cela fait partie d’un débat idéologique que l’on doit avoir au congrès. C’est un débat idéologique de fond et ceux qui le dénigrent sont ceux qui ne prennent pas partie ou alors qui ont tellement tourné leur veste qu’ils ne savent plus s’ils sont marxistes ou libéraux!
Nous on est socialiste.

 
Coldo | Cadre Parisien
12H32 04/06/2008

« Le socialisme c’est l’aboutissement de l’idéal républicain. Lorsqu’on aura atteint Liberté, Egalité et Fraternité alors on aura réalisé le socialisme. »

Donc si je résume, le Socialisme c’est le bien et la droite c’est le mal…
Hé bé… on va aller loin comme ça.
Non parce que… à un moment, la politique, il faut en faire et non seulement en parler.
Alors quoi ? On nationalise les grandes entreprises ? On augmente les impots ? On régularise tous les sans-papiers ? On réforme la politique agricole commune ? On construit un second porte-avion ? On modifie la TIPP ?
Les grands principes en « -isme » ou en « -té », c’est bien joli, mais la politique, c’est prendre des décisions, parfois impopulaire.
Et la prise de décision, les socialistes en général et Ségolène Royal en particulier, c’est pas trop leur truc…

 
Pierrrrre
12H43 04/06/2008

« …Le socialisme c’est l’aboutissement de l’idéal républicain. Lorsqu’on aura atteint Liberté, Egalité et Fraternité alors on aura réalisé le socialisme. »… »

==> alleluya..
et en plus pipotique vous auriez quoi d’autre?

Le socialisme est un système économique qui ne respecte pas les lois du marché,

qui génère obligatoirement goulags pour ceux qui contournent les interdits,

et apparatchiks récompensés pour surveiller et punir les premiers.

Les conséquences de tout système socialiste se retrouvent dans la misère, les prisons et les barrières pour empècher les gens de fuir.

Il n’existe pas dans le monde d’expérience socialiste qui apporte un contre exemple à cette triste vérité.

 
Numerosix | Prisonnier dans le village global
12H59 04/06/2008

C’est « Liberté , égalité , Fraternité » qui vous fait peur comme ça, Pieeeere ?
‘faites gaffe que les gardiens des camps viennent pas vous enlever ,quand vous marchez dans la rue , c’est ecrit sur le fronton de toutes les mairies, dans votre PROPRE PAYS ..
Ca va etre facile de vous faire un lavage de cerveau , le principe est le meme pour toutes les ideologies . De l’ anti-communisme au pro-communisme , ils suffira d’ inverser les poles « certitude absolue » . trois petites decharges et hop vous serez persuadés des horreurs du capitalisme ..

 
Blaise11 | 
14H27 04/06/2008

Par les oranges de Mécanix !!!

Vous nous avez encore fait du thé de l’outre-mare britannicum, Numérosix ! Pas sûr que la pierrrrre de Rome soit sensible à un tel breuvage. Elle continuera à nous briser les tonneaux, si vous voyez c’que j’veux dire…

 
jnspqd
07H55 05/06/2008

Et si vous regardez l’état de la planète? ou les hommes et les femmes à la recherche de graines de riz dans le Sud ou à la recherche des restes passés à l’eau de javel dans des poubelles, dans le Nord?

Vive le marché ultralibéral et le 5% de la population qui le manipule et qui soumet à son bon plaisir le reste de l’humanité et son avenir!

Vive la dérégulation financière au service de une minorité et à bas le regard des citoyens et de la Politique!

Soyons fous!

 
Myosotis | Orthophoniste
16H29 04/06/2008

Un idéal, on y tend, mais on le l’atteint jamais ! Ségolène Royal ne le prétendrait jamais car elle ne tient pas à mentir à nos concitoyens. Décidément tout le monde est socialiste (Aubry le serine, Delanoé et Ségolène le précisent ). Tout va donc très bien ! Ceci précisé, Ségolène Royal a eu raison de compiler ses paroles qu’on a trop tendance à déformer !

 
Myosotis | Orthophoniste
16H29 04/06/2008

Un idéal, on y tend, mais on le l’atteint jamais ! Ségolène Royal ne le prétendrait jamais car elle ne tient pas à mentir à nos concitoyens. Décidément tout le monde est socialiste (Aubry le serine, Delanoé et Ségolène le précisent ). Tout va donc très bien ! Ceci précisé, Ségolène Royal a eu raison de compiler ses paroles qu’on a trop tendance à déformer !

 
Myosotis | Orthophoniste
16H29 04/06/2008

Un idéal, on y tend, mais on le l’atteint jamais ! Ségolène Royal ne le prétendrait jamais car elle ne tient pas à mentir à nos concitoyens. Décidément tout le monde est socialiste (Aubry le serine, Delanoé et Ségolène le précisent ). Tout va donc très bien ! Ceci précisé, Ségolène Royal a eu raison de compiler ses paroles qu’on a trop tendance à déformer !

 
VinceDeg | étudiant | vincedeg.nolizard.org
12H13 04/06/2008

 » Le mot ‘libéral’ a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné  »

… Et aux Etats-Unis il a exactement le sens contraire : les « liberals » sont vus comme les gauchos de la pire espèce ! Il ne faut pas confondre le libéralisme et le libéralisme économique, ou néolibéralisme.

Malheureusement, les valeurs du libéralisme « tout court » ont été oubliés par la gauche, qui ne prône plus l’émancipation de l’individu, les libertés individuelles, etc.. Il est faux de croire qu’il suffise que « depuis bien longtemps, les libertés politiques et les droits de l’homme soient intégrés dans le socialisme »! Non, la gauche doit réintégrer dans son combat toutes ces valeurs libérales : liberté sexuelle, liberté d’expression sous toutes ses formes, liberté de culture… Pourquoi le PS n’appuie t-il pas plus les homosexuels dans leurs revendications ? Pourquoi le PS réprime aussi les internautes au lieu de chercher un nouveau modèle de création et de distribution de la culture ? Pourquoi le PS réprime toujours autant l’utilisation de toutes les drogues, que ce soit clopes, alcool, cannabis ? Pourquoi le PS ne s’indigne pas d’avantage face à toutes les atteintes à notre vie privée à l’heure de l’internet, des bases de données et de la vidéosurveillance ? On dirait presque que l’idéal de Ségolène Royal serait une sorte de société familiale bien pensante et bien controlée, où personne ne sort du cadre…
Il faut que la gauche se démarque d’un modèle de société opressif, contraignant et antijouissif. Comment alors trouver un modèle économique avec des contraintes faisant qu’il soit juste et égalitaire, tout en limitant au maximum les contraintes sur les individus ?

 
Blaise11 | 
12H29 04/06/2008

Le titre :

« … et pas toujours assumé. »

škoda !

 
Commandant Bubulle
13H05 04/06/2008

Même si le terme « libéralisme » peut être sujet à de nombreuses interprétations, les socialistes qui l’utilisent doivent se rendre compte qu’ils prennent le risque d’être caricaturés.
De plus, ce débazt est assez idéologique et les socialistes feraient mieux de faire des propositions concrètes pour montrer qu’ils sont en mesure de proposer une alternative claire à la politique de l’UMP.

 
asozial | aus Berlin
14H02 04/06/2008

je n’ai vraiment pas de sympathie pour Royal ni pour les socialistes, mais il me semble que ses propos sont clairs sur la question de la postérité du libéralisme dans le socialisme, et qu’ils alimentent le débat nécessaire initié par Delanoë sur l’identité socialiste.

les commentaires de Rue89 recommencent à n’être que des manifestations de mauvaise humeur de piètre intérêt - merci de chercher à augmenter le niveau de l’information, pas à le baisser.

 
Monique 91 | ( retraitée )
14H12 04/06/2008

LE LIBERALISME rime avec INDIVIDUALISME ( chacun pour soi et si on n’arrive pas à s’en sortir, c’est de notre faute !! )
LE SOCIALISME rime avec SOLIDARITE, LUTTES SOCIALES ( c’est par des luttes que l’on réussit à obtenir des avancées sociales, des droits et des acquis sociaux …)

Si les socialistes ne proposent pas de « projet socialiste », les classes populaires, base de leur électorat, continueront de penser que les politiques ne s’occupent pas d’eux d’où le fort taux d’abstention dans les quartiers populaires

Pour gagner les éléctions en 2012, les socialistes doivent arrêter les querelles de « chefs » et proposer une vraie alternative aux classes populaires  : une juste répartition des richesses ou s’il faut une politique de rigueur, une juste répartition des efforts !

Qu’ils discutent de leurs projets, qu’ils reviennent aux fondamentaux du socialisme ( je ne parle pas des expériences qui ont échoué comme celles du Stalinisme en URSSS, celles de la CHINE de MAO, ou celles de CUBA et qui ont établi des régimes totalitaires )…

et ensuite, ils choisiront, du moins les militants, celui ou celle qui défendra le mieux leurs valeurs,leurs projets…pour les élections de 2012 !

 
Blaise11 | 
16H48 04/06/2008

LA FAUSSE RIME

On est en droit et en devoir de penser « répartition » au sein d’une multitude d’individus développant de plus en plus cette notion d’individualisme, et désireux de se détacher de toute forme d’autorité pour n’appliquer que la leur.
« Chacun pour soit », c’est de plus en plus évident aujourd’hui, mais ce « soit » est aussi celui des autres puisqu’on a nécessairement besoin d’eux : je ne peux pas être boulanger et constructeur de voiture à la fois ou je ne peux pas être spéculateur et faire semblant d’oublier celui qui m’aide à l’être, celui qui créé et celui qui construit l’objet surlequel je spécule.
La nécessité de penser à l’autre est la clé de voûte de ce système, celui de l’individualisme au sens libéral. Sans lui, le libéralisme ne pourrait exister et provoquerai (mais provoque déjà malheureusement) une anarchie peu féconde.
Il est possible de métamorphoser le libéralisme actuel qui n’est qu’un piètre avatar de lui-même, où l’ÉGOÏSME a remplacé l’individualisme. Et c’est désormais « solitude » qui rime avec cet égoïsme. Une fausse note que l’idée-même du socialisme - son histoire, les raisons de son apparition, sa progression dans la conscience collective des individus - peut gommer.

Libéralisme, individualisme et socialisme sont compatibles ; à condition de ne jamais les séparer.

 
Houvaton nouveau compte
21H17 04/06/2008

Cela fait combien d’articles au juste, en moins d’une semaine, sur le thème Ségo et le Libéralisme ? Trois ou quatre ? Vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup ?

Il y avait donc suffisamment de place pour faire débattre les piétons sur la loi votée le 23 mai dernier, loi passée sous silence par Rue89 et les autre medias. Juste un entrefilet sur mon portail. Dommage, il était question de référendum d’initiatives populaires. Vous savez, le truc qui permet au bout d’un certain nombre de signatures au sein d’une pétition, de créer un référendum. En réalité d’initiative parlementaire et sans aboutissement possible dès qu’on lit le détail de cette loi. Autrement dit une belle tromperie en matière de démocratie semi-directe décidé et voté par le PS, les autres groupes n’ayant pas participé au vote. Voilà pourquoi j’aurais bien aimé qu’on en débatte. Cela aurait pu en intéresser certains.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
21H29 04/06/2008

Les mots « libéralisme » et « socialisme » sont préemptés tous les deux !

Comme beaucoup de mots du langage courant et objets de polémiques interminables …… ils manquent de précision. Chaque locuteur y met ce qu’il veut ; ce qui est source de disputes.

Sur le fond, Mme Royal et M. Delanoë appartiennent bien à la même écurie politique. Leurs différences sont de la petite bière et un alcool très volatile.

Rue89 avait eu raison de donner à lire un long extrait de son livre de la campagne présidentielle. Mme Royal y parlait de libéralisme, avec talent et la même façon que M. Delanoë.

 
Editorama | Humaniste détaché
07H18 05/06/2008

« Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux. » N’en jetez plus !! Je rappelle à Madame Royal qu’être libéral, c’est être « favorable aux libertés individuelles, à la liberté de penser, à la liberté politique » Tout le problème réside dans le hold-up des politiques qui associent libéral à libéralisme. Car si être libéral c’est aimer la liberté, le libéralisme n’est qu’une doctrine économique qui encourage la libre entreprise au détriment de l’intervention des états. La social démocratie dont parle Mme Royal est un concept rejeté en bloc par son parti politique. Pourtant, à y regarder de près, c’est l’idée d’un état fort dans une économie de marchés, concept qui ne souffre d’aucune incomptabilité avec le fait d’être libéral. J’aime à croire que tous les démocrates sont des libéraux, toutes tendances confondues. Ca ne veut pas dire qu’ils prônent tous le libéralisme !

 
Dallas | Ecolo
09H23 05/06/2008

Comme d’hab, des débats inutiles, la gauche parait-il molle dont nous faisons tous partis s’indigne de messages qui ne nous sont pas destinés.
Quand royal (ou les autres politiques) parle de libéral-socialisme ou je ne sais quelle bêtise, les hommes politiques s’adressent aux gens qui n’y comprennent rien, je pousserais le cynisme et l’impolitiquement correct en disant aux blaireaux, ceux qui ne lisent que les grandes lignes des journaux, qui regardent TF1 et écoute RTL. je pense que vous voyez de quelle « case » politico marketing je veux parler.

En débattant pendant des heures sur la définition de ces termes dans les médias, nous tendons la main à la droite et aux journalistes qui vont parler de gauche désunies pour le plus grand bien de sarkozy et ses potes.

Les hommes et les femmes politiques sont des menteurs,
manipuleurs de l’opinion, c’est clair. L’important, dans le vote et le militantisme, c’est de servir son idéologie propre, pas nécessairement de la définir avec des termes clairs et précis (c’est mon avis, il n’engage que moi).
Je parle bien en politique, j’aurai été prêt à débattre sur la définition du socialisme libéral suite à un article fondé sur des écrits plus théorisant (comme du moraliste Adam Smith ou de l’historien Karl Marx). Comparer Delanoe et Royal à des intellectuels se résume à un contre sens.

Les seules personnes qui sont cohérentes avec leurs idées, ce sont les gens de droite parce que quand ils disent haut et forts « on est des connards, on vous pique votre argent pour le redistribuer aux riches pour des raisons idéologiques » c’est normal se sont des gens de droites alors que quand quelqu’un de gauche fait une proposition qui n’est pas directement du don, on dit que se sont des libéraux vendus bobo.

Je vote personnellement à l’extrème gauche ou les verts selon mon humeur, ce n’est jamais à causes d’une personnalité ou d’un projet ou d’un programme, ni à cause de ce que son représentant me dit (puisque je sais que c’est un menteur). Je met mon vote au service d’une idéologie. Faites de même, j’ai la conviction qu’ il faut laisser leurs « beau » discours aux gens qui ne réfléchissent pas, ou plutôt qui veulent que nous réfléchissions à leurs place.

Si vous avez des idées pour que ces derniers pensent d’eux même à leur condition et aux conséquences de leur vote, n’hésitez pas… sinon la solution à la baisse du pouvoir d’achat sera encore une fois de délocaliser la production agricole je ne sais ou dans le monde…

 
Sylvain.Reboul | Professeur honoraire de philosophie
09H43 05/06/2008

Le seule conclusion logique qu’il faut tirer de l’analyse de SR des rapports entre le libéralisme politique et le socialisme, analyse que j’approuve en grande partie, est, au contraire de ce qu’elle dit, qu’il ne faut surtout pas laisser au pseudo-libéralisme financier (et non pas économique) despotique (donc réellement anti-libéral) le monopole de l’usage du terme de liberté mais lui opposer un autre usage plus conforme à son sens profond, à savoir que seul le socialisme démocratique est réellement libéral au sens universaliste du terme. Sa stratégie, ou plutôt sa tactique démagogique à courte vue, qui consiste à opposer socialisme et libéralisme, risque de faire le jeu du pseudo libéralisme ( ou des anti-libéraux étatistes) aux dépens des socialistes. je ne vois du reste en quoi elle se distingue sur le fond de la position de BD. Une mauvaise querelle sémantique ne peut faire une bonne politique. C’est sur la démocratie participative qu’elle peut se distinguer de ce dernier.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
13H33 05/06/2008

C’est bien de participer. Cela fait plaisir. Que chacun puisse faire état de ses doléances. Ça sent bon les vacances, on sort de ses habitudes, …… et l’essentiel n’est-il pas de participer.

Mais que se passe-t-il après la première étape ?
Comment peut-on tenir compte de l’avis de chacun ?
Comment accorder les tendances contradictoires ?
Que faire des fantasmes, des idées infaisables ?

Que sont devenus les dizaines de kilos de comptes rendus des débats participatifs ? Comment ont-ils été traités et par qui ?

 
fpnicolas | Réinventons la gauche
12H40 05/06/2008

Le journaliste a effectivement fait un choix mais le mentionne dans l’article.

Au final, Julien Martin privilégie le traitement sur le fond de l’actualité du PS avec sa subjectivité à celle, trop courante, de la forme que se contente de suivre plusieurs autres grands médias (TF1, France 2…).

Ne faut il pas déjà se réjouir d’un choix de débat sur le fond ?

 
Consumeriste | Cadre commercial
09H05 07/06/2008

En donnant longuement la parole à Mme Royal, sur une question importante, Rue89 montre que les médias internet sont plus objectifs et plus fiables que la presse papier.

Sans doute parce qu’ils sont indépendants, plus souvent.

En plus, Rue 89 ne censure pas les réaction, résultat la qualité des réactions est en fait meilleure que sur les grands médias: plus d’humour, de précisions consructives, d’infos décapantes.

 
Consumeriste | Cadre commercial
09H08 07/06/2008

« un état fort dans une économie de marchés, concept qui ne souffre d’aucune incomptabilité avec le fait d’être libéral »…

… nous dit Editorama.

L’état fort, les libéraux se battent contre lui.

Ils lui coupent les vivres, le critiquent en permanence.

Il y a une énorme incompatibilité.

 
LACARAVANE PASSE | retraité
05H33 09/06/2008

Voila un credo qui est clair

Mais pourquoi ne pas le transformer en
une ébauche de programme et, avant tout,
de faire adhérer et féderer tout
les VIP et courants du PS ?