Qu’est-ce que le \"starkozysme\" ? Dans un essai fougueux et incisif, Olivier Duhamel et Michel Field proposent une lecture décapante de la sitcom élyséenne qui se joue depuis mai dernier.
De la sphère des médias considérée comme un cartel de \"Sarko-trafiquants\". Tel pourrait être le bandeau, s’il y en avait un, accompagnant la vente en librairie de l’essai que signent, à quatre poings, Olivier Duhamel et Michel Field. Joyeux pamphlet autant que cours magistral, brûlot méticuleux, tonique dossier d’instruction... Un peu de tout cela résume cette convaincante réflexion sur \"Le Starkozysme\". Ses pompes. Ses œuvres. Ses Ray-Ban, son Fouquet’s, sa Rolex...
\"Starsky et Hutch en territoire Prada\"
Il y avait pourtant tout à craindre d’un énième et virtuellement inutile volume venant accroître l’éditoriale obésité du phénomène Sarkozy. Mais ces récents duettistes en médiologie que sont Field et Duhamel (ils officient tous deux le dimanche, sur Europe1, dans l’émission \"Médiapolis\") ont su contourner l’obstacle. Et s’emparer de leur sujet bille en tête, façon \"Starsky et Hutch en territoire Prada\". Passant du stade oral de leur collaboration au ring de l’écrit, ils s’en donnent à cœur joie pour démonter pièce par pièce et analyser, épisode par épisode, la geste médiatique du \"héros\" présidentiel.
\"La communication ne se contente pas d’être un aspect du politique, elle en devient l’essence\", postulent d’emblée les auteurs pour qui nous sommes entrés de plain-pied dans la \"médiacratie\", régime hybride qu’aucun texte constitutionnel n’a su prévoir et où \"le pouvoir politique vient se confondre avec la puissance médiatique\". La thèse n’est pas nouvelle, dira-t-on. C’est vrai. Elle eut même son prophète, François-Henri de Virieu, qui signa, il y a presque vingt ans, un perspicace essai éponyme (\"La Médiacratie\", éd. Flammarion, 1990). Mais ici, la pertinence et l’efficacité du propos de Field et Duhamel tiennent principalement à deux choses. L’une est de \"fond\", l’autre de \"forme\".
Les médias et le Président… une addiction mutuelle
La première est que, l’histoire de France immédiate leur a offert sur un plateau le plus incroyable des feuilletons à décortiquer. Un scénario où à travers le foisonnement des intrigues et rebondissements de la légende (dorée) sarkozienne, le président apparaît au fil des pages pour ce qu’il est en grande partie : \"créature\" des médias autant que \"maître\" des médias. Chair à communication. Chef d’Etat shooté aux performances de médias qui sont eux-mêmes \"accros\" d’un président qu’ils font et défont, en kiosque ou à l’écran, avec le même irresponsable bonheur mercantile.
De cette épopée Sark-hollywoodienne dont n’aurait pas osé rêvé -même sous acide- un F.H de Virieu confiné au décor mitterrandien de son époque (où l’ascension de la roche de Solutré tenait lieu de climax médiatico-politique annuel), les auteurs ont su extraire et décliner l’argumentaire d’un saisissant réquisitoire. Tout y passe : la perte des repères journalistiques, l’effacement de la \"représentation\" démocratique, les ravages de la télé-réalité (\"exaltation du cynisme le plus écoeurant\"), le repli sur soi, la \"dictature du compassionnel\" et la \"survalorisation de l’intime\", mais aussi la désagrégation de la citoyenneté...
L’écueil populiste d’un essai un fourre-tout n’était pas loin. Mais Duhamel et Field ont eu la présence d’esprit de constater et d’expliquer, plus que d’invectiver. La charge n’en est que plus violente à l’encontre d’un sarkozysme qui n’a pu s’ériger en \"bonapartisme vidéocratique\" qu’avec la complaisante complicité des producteurs audiovisuels du \"mensonge devenu le plus universel : celui de l’image\". Fermez le ban ! Une entreprise de démystification tranquille
La seconde, qui n’allait pas de soi, c’est que les auteurs ont évité deux recettes répandues mais aussi indigestes l’une que l’autre pour le lecteur : le soporifique pâté d’analyses en croûte de sondages, et le consommé d’images mises aux arrêts d’une rigueur constamment soupçonneuse. Riche en rappels d’anecdotes autant qu’en intuitions heureusement formulées, il y a quelque chose de gourmand, d’ouvert et de libre, sinon de libertaire, dans l’approche et l’écriture de ce \"starkozysme\". Une sorte d’hédonisme critique, d’espièglerie jubilatoire, anime le duo de bout en bout dans son entreprise de démystification tranquille d’un système et de l’icône qu’il a produit.
► Le Starkozysme d’Olivier Duhamel et Michel Field - Ed. du Seuil - Coll. Médiathèque - 144p. - 13€.



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Je vois qu’on continue à nous déporter.
Bye.
Un president qui pilote a l’audimat et aux sondages n’est pas en mesure de fixer un cap ni de prendre de la hauteur.
Meme avec des talonnettes.
(double post car le premier n’était pas passé : Rue89 me renvoyait un joli cadre tout rouge et tout vide).
Ici, on continue à pédaler dans la semoule…
…ailleurs si j’y suis!
Et bon vent
Qu’est-ce que « Rue89 » ,lancé en même temps que Sarkozy Président,pour un spécialiste des médias. Auteur de « La télé, dix ans d’histoires secrètes »et de « Confessions d’un baby-boomer »?
http://kprodukt.blogspot.com
Ps:

Surement un bon bouquin mais parmi tant d’autres qui nous décrivent la même chose…On les a déjà compris les ressorts du sarkozysme.
Ou comment se faire de l’argent en parlant du président et en évitant les vrais sujets, comme les sans papiers, la privatisation de tout ce qui bouge et la crise économique à venir.
Je me sens pas tellement informé sur ce coup là
tout a fait d’accord avec vous. Allez notons un point positif: aucune occurence des mots « cécilia » ou « carla » dans l’article
En gros,c’est une pub pour le bouquin de Duhamel et Field sur Sarko.Bof…un de plus,sans plus.
Moi, je dirais qu’on continue à pédaler dans la choucroute sarkosienne et c’est vraiment la foire …
aux pépètes. On passe.
il me semble que j’ai vu Michel Field animer un meeting de campagne de Sarkozy mais bon il faut bien manger c’est vrai il travaille pour les sponsors du Sarkozy Show ( LCI, Europe 1 ). pour moi ce livre aurait du avoir pour titre « je crache dans la soupe » .
Le but des médias, et donc de Rue89, n’est pas d’expliquer ou de donner des informations, mais de vendre ces informations. Elles sont toutes bonnes à prendre et Sarkozy en a profité. Sa vie privée a tout pour plaire. Elle n’est pas chère , moins en tout cas que d’envoyer des journalistes en zone de guerre, ou en Chine, ou clandestinement. Elle est en français ( pas de traduction), et elle plait : malheureusement, même les gens qui s’en plaignent lisent les articles sur sarko. C’est donc tout a fait normal que les journaux soient devenus « Sarko-trafiquants ». C’est une industrie rentable et qui nécessite peu de capitaux.
http://castorpolitique.wordpress.com
il me fait penser a José MOURINHO, l’ancien entraineur de PORTO et de CHELSEA, qui attirait tout l’attention des journalistes sur lui, ainsi son equipe pouvait se concentrer et travailler tranquillement, la seule difference c’est que mourinho gagnait…
Quand comprendrez-vous que le meilleur moyen de contrer Sarko c’est de parler de lui le moins possible que ce soit en bien ou en mal!!
Au contraire, plus on démonte les ressorts de l’imposture, plus les citoyens y verront clair.
Je suis tout à fait d’accord. Les gens se délectent des petits scandales quotidiens du président. On leur sert une soupe anti-sarko, ils l’avalent goulûment et ça leur suffit. Ils sont rassasiés. Maintenant, quand il faut descendre dans la rue pour lutter contre les injustices et la casse sociale, il n’y a plus personne.
Field… un mec qui retourne sa veste!
Il recommence à lécher les bottes de SarKoL’UMP sur LCI!
J’ai écouté l’émission de Field pour la première fois dimanche dernier. Il y avait notamment un débat sur le voyage en Angleterre de Sarko.
Son émission mélangeait allégrement commentaire sur l’événement lui même - un voyage bien réussi, bla bla bla.. et la vision qu’en a eu des médias à travers une brève et insignifiante revue de presse.
Aucune vraie critique des médias là dedans, et donc même travers que l’émission de Paul Amar : ce n’est qu’un moyen permettant aux journalistes habituels de venir ressortir leur babla déjà écrit dans les journaux et le commenter eux-même. Bref, aucun intérêt
De plus, on est bien sur radio-Lagardère : tous ses invités ont conclu en saluant l’Angleterre qui avait eu le courage, contrairement à la France, de « faire des réformes ». Faire des réformes, comprendre réduire au maximum les budgets sociaux, et diminuer les impôts payés par ces gras journalistes bien payés et leurs patrons.
Michel Field est un ancien leader lycéen des révoltes contre la loi Debré de 1973.
S’il est interrogé sur ces événements, peut-être dira t’il, à l’instar des quelques guignols anciens de 68 imposés par les médias, « oui, vous savez, tout ça n’était pas très politique, c’était juste un moyen d’être entre jeunes et de draguer les filles »..
Comme le précise Beeks (post 12H05), field animait les meetings de campagne sarkozy. Quand à duhamel, est ce le même duhamel toujours collé à elkabach, le porte parole officiel de sarkozy ?
Oui, c’est vraiment cracher dans la soupe.
Non, ce n’est pas le même Duhamel. Vous parlez d’Alain Duhamel, celui qui s’était fait viré pour avoir dit qu’il voterait Bayrou. Là, on parle d’Olivier Duhamel, notamment chroniqueur sur France Culture et politiquement bien plus à gauche.
Oui quelle manipulation !
Remarquez, opération ratée pour la « présidentialisation » de Sarkozy le bling bling président plus grossier que moi tu meurs : au mieux il a gagné quelques points dans les sondages, partant de très bas, et même pour certains ça ne bouge pas du tout (cf Sofres sorti hier, toujours aussi mauvais stable à 37%).
Le lourd, le concret, en revanche, c’est :
1. La réintégration de l’OTAN
2. La dramatique « RGPP », cette opération de saccage du service public pour plaire à l’Europe de Bruxelles que défendent PS et UMP depuis 20 ans
Toutes les explications sur cette RGPP ici (à diffuser !):
http://www.levraidebat.com/article-18004673.html
Les courageux sont pour les réformes qui s’imposent, les autres sont des autruches qui se plantent la tête dans le sable pour ne pas voir l’évident besoin de réformer l’état.
et on est quoi si l’on sait qu’il y a des choses à changer mais qu’on estime que les réformes proposées ne vont pas profiter au plus grand nombre et doivent donc être combattues?
Moi je suis d’accord avec Pascalb, et pour des réformes courageuses : taxer lourdement, les produits et placements financiers, augmenter l’impôt sur le revenu, et surtout demander aux bénéficiaires des nombreux cadeaux fiscaux faits depuis des années aux riches de rembourser enfin ce qu’ils ont volé à l’état, faire en sorte que les grands patrons qui ruinent leurs entreprises prennent de vrais risques et n’aient plus de golden parachute, etc..
On ajoutera que ce qui choque n’est pas que certains souhaitent des réformes, mais que, pour la première fois peut-être dans l’histoire de notre pays, une collusion générale entre partis, faux experts et grands médias, fait passer une réaction possible aux désordres de notre monde, la réaction néo-libérale, pour la seule voie possible, et l’exclut de fait du débat, en l’appelant du terme générique et totalitaire « réforme » ! Et Michel Field est, de fait, le complice de cette manoeuvre !
A quand un Demorand/Badu sur l’art et les bonnes manières de servir la soupe aux sarkolâtres sur les antennes du service public . Nul doute qu’alors nous auront droit à sa recension ici même en quatre paragraphes (au moins).
Mais Olivier Duhamel qui tous les matins sur France Culture martèle inlassablement son anti-Sarkozysme primaire, c’est pas profiter de la Médiacratie ça? il critique les autres mais il en profite bien de la mediacratie…
Vu les taux d’audience de France Culture et la popularité d’Olivier Duhamel (que certaines personnes confondent avec Alain Duhamel, même sur Rue89), je ne suis pas sûr qu’on puisse dire qu’il profite vraiment de la médiacratie.
@ PascalB
votre raisonnement est étriqué.
N’oubliez pas que les médias télévisuels ont beaucoup plus de portée et d’influence ,et sont beaucoup plus suivis par une majorité des français que la presse écrite et radiophonique…
Croyez vous qu’ Olivier Duhamel nénéficiera d’ une tribune sur TF1 (chaine la plus suivie par les français) pour faire la promotion de son livre ?
la réponse semble évidente, alors que Nicolas Sarkozy beneficie tous les jours de la meilleure publicité possible grace a ses super copains des JT de Tf1 et France 2 , la preuve en image
http://www.impots-utiles.com/train-de-vie-de-l-etat-79-des-francais-pour…
Un peu de poésie sur le sujet, avec le surréaliste nantais Bernard Louanne:
http://fr.youtube.com/watch?v=7aP8BcGrwwQ
il y a 20 ans, c’était faut-il parler de Le Pen pour le dénoncer sans pour autant lui faire de publicité ?
il y a eu aussi des documentaires sur ce sujet, comme celui de B.Schroeder sur Amin Dada.
Peut-on critiquer un produit, sans en faire la réclame?
PDV
Et si les choses étaient un peu plus complexes que cela? Les opposants à Sarkozy et ce qui en est dit ne sont pas apparus avec son élection, mais bien avant… Et cela n’a pas empêché son élection. Je dirais même bien au contraire! Qu’on parle de vous en bien ou en mal, l’essentiel est que l’on parle de vous. Alors, dans un accès de vigilance pouvant friser la paranoïa (peut être…), Michel Field ne crache peut être pas dans la soupe, il la mitonne.
Par ailleurs, depuis l’élection de Nic (comme dirait Carla dans le Canard), la presse écrite a vu son chiffre d’affaire s’envoler. Mettez Sarkozy en couverture et les ventes grimpent en flèche. Alors forcément, les livres sur Sarko… Sans doute que le bling bling en fait rêver certains, à commencer par les auteurs de ce genre d’ouvrages.
« dont n’aurait pas osé rêvER » merci :)
Je l’ai lu et effectivement c’est très intéressant!
Assez d’accord avec Lalia. Field, l’ancien gauchiste rallié au sarkozysme se contente d’orchester une pseudo dénonciation de Sarkozy, ne reprenant guère que des faits que l’on connait, et surfe sur la vague , espérant peutêtre même la canaliser, pour peu que d’autres sarkozystes se lancent.
Organiser soi même la critique est habile, vous confère une aura rebelle, et en plus rapporte, joli calcul
http://sarkobasta.over-blog.com
Petite conversation privée de Starkozy et de Carla
« Tu sais, Carla, ça commence à m’emmerder ; en 2007, il y avait 48% de Français qui savaient que je les prenais pour des cons, maintenant, ils sont 63 % »
« Ecoute, Nic, tu as fait une erreur de casting, c’est tout. Tu n’as pas choisi les bons partenaires dans tes sitcoms. Le crétin du Texas, il passe mal à l’écran en France. Et la queen, elle fait rétro »
« Pourtant, j’ai aussi fait des prises de vues avec Johnny (Ah que!) et Doc Gynéco. C’est popu, ça, non? »
« Non, ce qui serait popu, ce serait que tu passes dans Sous le soleil. Tu serais le président en visite chez sa mémé de Marseille, tu te plaindrais que tu fais tout ce que tu peux, mais qu’on ne te comprend pas. Ca ferait pleurer la mémé, et les spectateurs aussi. Faut que ça fasse comme du Pagnol, tu vois. »
« C’est une idée, mais qui tu verrais dans le rôle de la mémé ? Christine Lagarde ? »
« Pas crédible, je verrais plutôt Line Renaud, elle c’est une pro »
« Et le scénario, Carla, qui est-ce qui va l’écrire, le scénario ? Parce que j’ai viré mon porte-parole, tu sais, celui que mon fiston a dégommé à Neuilly. »
« Ecoute, Nic, écris le toi-même. Quand il s’agit d’embobiner, t’en connais un bout. »
Dans le livre « France Culture, La destruction programmée d’une université populaire », il y a une description très juste de l’inutile chronique d’Olivier Duhamel sur France Culture
«La chronique de 8h30 : Relevé minutieux et obsessionnel des petites phrases complètement inintéressantes du microcosme politique dont personne n’a que faire (à part sans doute les gens de Sciences Po). Très sollicité pendant toute l’émission, l’indicateur de bons sentiments de Radio France explose en général vers 8h31, lorsque le chroniqueur indigné sort son épée de plastique pour fustiger toutes les injustices. »
Pas d’accord du tout!
En contradiction avec tout ce que je viens de lire ci-dessus, l’angle d’attaque du sujet me semble intéressant:
La presse vit par Sarko et le lycée de Versailles.
De là a dire que je vais lire ce bouquin, non car je n’ai pas de temps à perdre.
Mais la pub est bien faite.
C’est un régal fêter 68 dans l’ère Sarkozy ! Surtout qu’il a promis de liquider avec cet héritage ! Je demande à la Rue de réunir tous les journalistes soixante-huitard et les journalistes née dans les années 68 pour un débat sur l’impartialité politiques des médias et sur la fabrique de l’opinion publique (je pique le nom du livre de Noam Chomsky) pour bien comprendre la naissance de la médiacratie et sarkozysme. Pardonnez-moi mais il faut reconnaître que Sarko a réussi avec succès à transformer une partie des journalistes français en moutons. Sarkozy a réussi à rendre ringard le journalisme politique en France en mettant en valeur le journalisme « pipole ». La presse qu’on lisait seulement chez les coiffeurs, va rentrer dans le Palais Présidentiel par la Grande Porte et les journalistes « people » vont intégrer le staff des journalistes dans les voyages présidentiels ! Inimaginable pour la France tant admirer dans le monde par son journalisme politique percutant avec la capacité de produire des vraies analyses politiques et débattre sur ses contradictions !
Le lecteur a les journalistes et les médias qu’il mérite,
l’électeur a les politiciens qu’il mérite,
les Francais ont donc les médias et les politiciens qu’ils méritent !
Ce genre de bouquin n’est qu’une autre forme de pollution, parions qu’ils ont aussi rédigé l’article publicitaire correspondant ..
« Circulez, y a rien à voir » !
Et Rue 89 a les internautes qu’elle mérite?
C’est le même vieil argument déformé du « déterminisme » marxiste de l’Histoire : chaque peuple, au final a le régime qu’il « mérite » (sous-entendu, nous vieux peuple civilisé et démocrate, on est supérieur aux autres peuples, russe, chinois, palestinien, américain, belge, …), vieux cynisme assez écœurant qui justifie toutes les passivités.
Fausse analyse, essayez c’est facile, ça marche pour tout, et ça dispense d’analyse et d’action : les salariés ont les patrons qu’ils méritent, les consommateurs les produits qu’ils méritent, etc. C’est un sous-produit avarié de 68 à l’usage des naïfs politiques, des récupérateurs pressés, des profiteurs complexés, de la gauche molle, de la droite moderne.
Pendons le dernier éditorialiste avec les tripes du dernier animateur radio
J’irai pas jeter mon pognon dans un torchon pareil !
Quittes à investir, j’enverrais ma monnaie vers « le liquidateur » de Mosco, c’est déjà plus funky’réality !
Pour le fun, allez donc voir LA ZONA (fim mexiquain), vous y verrez ce que peut devenir la France de Tzarkozy s’il garde son cul sur le trône élyséen !
Allez je files, je vais voir si j’y suis là-bas !
Pfffffffffffffffffffffffffffffff
Y a rien de plus intéressant ?
Il faudrait un permis à point aux journalistes,et aux auteurs : plus ils parlent de Narko, plus ils perdent de point et ceux qui n’en parlent pas en gagnent.
Field m’étonne (en bien)
Pour qui se souvient des débuts à la télévision de Michel Field comme porte-coton de Dechavanne et « gros dégueulasse de service » criblé en permanence d’allusions graveleuses par celui qui alors était un animateur branché, ça ne manque effectivement pas de sel…
Quant à olivier Duhamel éleveur de poncifs matutinal sur France-Culture, on se demande encore comment il ne s’étouffe pas sous sa propre moraline sentencieuse.
Tiens, une VRAIE critique du livre, ici :
http://www.nonfiction.fr/article-859-le_starkozysme_ou_la_sous_democrati…
La médiacratie, peut-être, la médiacrité, certainement.
C’est marrant les réactions qui reprochent à Rue89 de parler ENCORE de Sarko…et s’empressent de prolonger l’enflure médiatique par le flot de leurs commentaires.
Peut-on reprocher à Field et Duhamel leur complaisance? Ils me semblent en effet moins critiques qu’analystes de cette médiacratie sarkozienne, ils écrivent comme politologues plus que comme militants. C’est, à mon avis, ce que veut dire l’article lorsqu’il parle « d’hédonisme critique, d’espièglerie jubilatoire »: les auteurs, même en adoptant une posture critique, sont à l’évidence fascinés par le phénomène sarkozien. Ce n’est pas qu’ils sont complaisants, c’est qu’ils sont pris au jeu. Il est donc possible que ce livre soit un très bon démontage du phénomène médiatique sarkozien, mais une piètre analyse de la politique sarkozyste. Sarko met la communication au centre de la politique, c’est ça que le livre analyse; ça n’empêche pas que la politique, concrètement, dans ses effets, ne se réduit pas à la com.