L'initiative parisienne d'un accès gratuit à Internet par Wifi irrite les opérateurs de téléphonie. Mise au point.
Des internautes assis dans un parc parisien, surfant gratuitement sur Internet, leur ordinateur portable sur les genoux… Voilà le genre de spectacle qui donne des ulcères aux opérateurs de téléphonie et aux chantres du profit.
Depuis l'été, la Ville de Paris propose un accès Wifi gratuit dans 400 points de la capitale. Est-ce de la distorsion de concurrence ? Une collectivité peut-elle intervenir sur ce marché ?
En février 2007, Bertrand Delanoë lance un appel d'offres pour proposer un accès Wifi gratuit dans certaines zones (parcs, musées, bâtiments publics et parvis de l'hôtel de Ville) et à certaines heures. SFR et Alcatel Lucent l'emportent contre France Télécom.
A peine née, l'expérience parisienne est déjà sur la sellette : France Télécom a déposé un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif il y a presque un an, le 28 mars 2007. La date du jugement n'a pas encore été fixée. Un porte-parole de l'opérateur historique explique :
" C'est un recours sur le fond, qui met en cause la légitimité de la mairie de Paris d'intervenir sur le marché des télécoms, en vertu de l'article L.1425-1 du Code général des collectivités territoriales. C'est comme si la mairie de Paris se mettait à vendre des croissants ! "
L'article L.1425-1 du Code général des collectivités territoriales, késako ? Il prévoit qu'une collectivité ne peut gérer elle-même un réseau public de télécommunications que si l'une des deux conditions suivantes est remplie : – 1) si la collectivité permet à tous les opérateurs d'utiliser ce réseau public,
– 2) si l'appel d'offres qu'elle a lancé s'est avéré infructueux (insuffisance d'initiatives privées par exemple dans les zones rurales)
La Ville de Paris a une double réponse à cet article : premièrement, elle ne gère pas elle-même le réseau. Deuxièmement, elle indique être en droit d'" offrir un nouveau service public aux Parisiens et aux visiteurs" . Une opération qui lui a coûté 2 millions d'euros d'investissement de départ et qui lui coûtera 500 000 euros supplémentaires chaque année pour les frais de fonctionnement.
Le marché du Wifi menacé par l'expérience parisienne ?
Le Wifi est un tout petit marché en pleine croissance. En 2006, l'activité Wifi ne représentait que 0,1% (soit 18 millions d'euros) du chiffre d'affaire de la téléphonie mobile. Une étude du cabinet SagaTel, commandée par l'Arcep (autorité de régulation des communications électroniques et des postes) fin 2006, le chiffre d'affaire généré par le Wifi " permet tout juste de prévoir un équilibrage des comptes d’exploitation à l’issue de plusieurs années de montée en charge" .
Ce marché est-il menacé par l'expérience parisienne ? C'est l'avis de Frédéric Salat-Baroux, ancien secrétaire général de l'Elysée (2005-2007), avocat à la cour, Cabinet Weil, Gotshal & Manges, dans une tribune publiée dans les Echos :
" C'est l'équilibre économique de ce marché qui risque de se trouver fragilisé. En effet, le choix par les collectivités locales de fournir des accès gratuits peut avoir pour conséquence de détourner une partie de la clientèle des opérateurs dès lors que les consommateurs seront tentés de résilier leur abonnement payant, pour profiter de la gratuité du service offerte par le débordement naturel des ondes Wifi au-delà des espaces publics. Le risque existe alors d'empêcher le libre jeu de la concurrence entre les opérateurs. Et, comme toujours, quand la libre concurrence est contrariée, c'est l'innovation qui en pâtit et, à l'arrivée, le service aux usagers."
Faut-il vraiment s'attendre à des résiliations en masse ?
Le risque de résiliation est l'un des arguments de France Télécom contre la Ville de Paris. Mais dès qu'on parle estimations, le porte-parole argue de la confidentialité :
" Je ne peux pas répondre à cette question, cela touche à notre business plan."
Comprenez : répondre à une journaliste ferait trop plaisir à nos concurrents.
Si aucun chiffrage n'a pu être communiqué, reste le raisonnement : les abonnés au Wifi domestique seront-ils vraiment prêts à résilier leur contrat (démarche d'ailleurs souvent fort compliquée) pour se contenter d'utiliser le Wifi municipal sur le trottoir ou dans les bâtiments publics ?
Et même si les ondes " débordaient" jusque dans les habitations, il est, d'abord, peu probable que la qualité soit suffisante pour un accès Internet stable. Ensuite, la question des heures poserait problème : la mairie éteint les bornes Wifi municipales aux heures de fermeture des lieux publics. Pas de Wifi en soirée.
Est-ce rentable pour l'opérateur qui a décroché l'appel d'offre ?
S'il avait remporté l'appel d'offres, France Télécom aurait quand même porté plainte, voilà ce que nous soutient le porte-parole :
" 102 600 personnes travaillent chez nous, c'était notre devoir de porter plainte (…) Nous avons des salaires à payer, nous devons faire des marges pour pouvoir investir(…) Sinon, on n'est pas dans un système capitaliste."
France Télécom accuse la Ville de Paris à demi-mot de ne pas permettre à l'opérateur qui a remporté l'appel d'offres de rentabiliser son activité… Vrai ou faux ?
Chez SFR, l'heureux élu, on indique que le modèle économique choisi à Paris est un " 'business model' qui n'est pas classique" : il repose sur une " rentabilité fixe" :
" A Paris, on propose un service à un prix défini totalement indépendamment du prix du marché. On a d'ailleurs plus un rôle d'intégrateur que d'opérateur. C'était une première pour nous : on a beaucoup découvert et beaucoup appris avec cet appel d'offre. "
En clair : SFR reçoit de la mairie une somme fixe chaque année (500 000 euros pour l'ensemble des frais de fonctionnement), indépendamment du nombre d'internautes et du nombre de minutes utilisées. Cette " rentabilité fixe" pour l'opérateur est bien moins profitable que s'il laissait faire le marché.
Apparemment, SFR a donc tellement " appris" avec Paris que l'opérateur ne compte pas exporter ailleurs ce modèle économique si atypique ! Depuis la fin 2007, SFR propose, pour quelques mois, à Metz et Nantes, un accès Wifi gratuit dans les rues. Mais une fois l'expérimentation terminée, SFR a opté pour un " accès Wifi mixte mi-gratuit mi-payant" . Un intitulé surprenant alors que seule une poignée de sites sera gratuite (sites administratifs et de recherche d'emploi) pour des millions d'autres payants.
Est-ce que cela empêche le libre jeu de la concurrence ?
Non, répond SFR, qui a gagné l'appel d'offres parisien. Oui, selon France Télécom. L'opérateur historique, qui exploite dans la capitale 2250 bornes Wifi privées (utilisées par des commerces, bars, restaurants et hôtels) serait-il juste mauvais perdant ?
La Ville de Paris est passé par un appel d'offres pour mettre en place son Wifi gratuit : celui qui l'a remporté est donc " gagnant" . Comme dans tout appel d'offre. Ce n'est ni antiéconomique ni anticapitaliste : au bout du compte, il y a un gain global du point de vue du marché.
Qui doit payer ? Le consommateur ou le contribuable ?
A Paris, c'est le contribuable qui met la main à la poche, via les impôts de la ville et de la région. Est-il normal que l'ensemble des habitants paient un service utilisé par une partie d'entre eux ? Tel est l'argument le plus souvent avancé par les détracteurs de la méthode parisienne.
Eric Legale, directeur du secteur médias d'Issy-les-Moulineaux, ville qui a opté pour un système de Wifi payant en partenariat avec plusieurs opérateurs :
" C'est une question de principe, ce n'est pas à ma grand-mère de payer ma connexion à Internet."
France Telecom privilégie la sobriété pour faire mouche :
" Ce n'est pas au contribuable de payer pour un service qui existe déjà par ailleurs."
L'opérateur cite un précédent : en 2005, un projet similaire proposé par la ville de Prague a été bloqué par la Commission européenne par souci de respect de la concurrence. Depuis, la capitale tchèque a lancé son propre réseau, dont elle est propriétaire et dont elle propose la location aux différents opérateurs. De quoi donner des idées à la municipalité parisienne…



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Ah les profits… Aux Etats-Unis, pays du libéralisme, il y a des milliers de points d’accès WIFI gratuits qui cotoient les payants.
C’est vu comme un service aux clients. McDonald’s l’offre payant et pas très cher, Starbucks gratuit.
Ce qui gène nos opérateurs, c’est qu’ils ne peuvent pas maintenir leur quasi-monopole surtaxé…
Vive l’initiative de Paris !
http://polemiquons.over-blog.com/
Les français sont effectivement des ringards.
Effectivement, je reviens de new york et dans tous les squares je pouvais envoyer mes mails aux amis, gratos.
Les opérateurs n’ont qu’à se débrouiller pour que je puisse me servir d’internet partout,
dans la mesure ou je me paie mon forfait mensuel , très cher.
Je paie mon forfait téléphonique très cher,
et je peux téléphoner de partout.
Et puis que diable,
vu les bénéfices gigantesques que réalisent ces opérateurs,
qu’ils lâchent un peu de convivialité dans les espaces publics.
Un peu de bonté ,
à votre bon coeur m’sieur dame.
Rentabilité systèmatique à tout crin,
lâche nous les basques,
cinq minutes , c’te plait.
Oh lala compliqué ! Les français sont ringards parce que les opérateurs défendent leur pré-carré ? tu critiques la rentabilité en citant les Etats-unis comme modèle ?? Tu devrais mettre un peu d’ordre ds tes idées car, pour l’instant, le raisonnement est pour le moins confus… salut
Entièrement d’accord…
Salut,
non les français ne sont pas ringards qu’à cause de cela.
Ce doit être dans les gênes.
Ils se prennent pour des gens intelligents et le centre du monde. Pourtant depuis mon retour de cette ville géniale, je ressens le peuple français aigri et tout petit.
Comme sarko.
Grincheux, stressé et poussièreux.
Les portes sont fermées.
Oui à new york il est possible de respirer et de faire du business sans pression systèmatique.
Tout est ouvert,
l’accès à internet est souvent offert,
ça n’empêche le business.
Ils sont redoutables, efficaces et pourtant généreux.
Le paradoxe c’est que le peuple new yorkais est lèger,
c’est le business dans la légèreté.
Les voyages forment la jeunesse.
« Ils se prennent pour des gens intelligents et le centre du monde »
Tu serais pas francais par hasard?
C’est super, Gerard est aler faire un tour aux states, il a pris 3 photos et il en est revenu tout emoustilles…. Maintenant il se prend pour le sage qui a vu la lumiere.
Si tu connaissait les Ammericains aussi bien que tu connais les francais, tu aurais peut-etre une vue moins rose des ces gens. J’ai toujours travailler avec des americains, je me suis rendu la bas plusieur foi, et je doit dire, il n’y as pas de quoi etre impressiones..
Et en ESTONIE (petit pays balte d’ex-urss qui n’est pas sensé -comme les USA par exemple- être connu pour son avance technologique et son modernisme), l’acces a Internet est reconnu comme un droit constitutionnel.
On peut ainsi se connecter gratuitement au WIFI absolument partout dans le pays. Dans n’importe quel point reculé dans la campagne estonienne, tout comme à Tallinn, j’ai pu surfer à trés haut débit et gratuitement.
Encore un point où la France est arrierée !
Vive donc, l’initiative de Paris (qui a semble-t-il bel et bien un temps d’avance !).
Ce n’est pas en Estonie qu’ils avaient fait un test de vote par Internet?
Et voilà!!
Il est instructif de constater que les sociétés qui sont bien connues pour leurs pratiques anticoncurrentilles sont aussi les premières à pleurer au nom de la « libre concurrence » et du système capitaliste quand on touche à leurs privilèges d’oligopoles.
Il est aussi navrant de voir comment l’économiste ou le juriste de France télécom met en parallèle un bien collectif comme une connexion Wifi et des biens privés comme les croissants…qui n’ont rien à voir les uns avec les autres en théorie économique; celle-ci montre bien que l’état doit intervenir sur les marchés de biens collectifs car la libre concurrence conduit à une sous utilisation de biens collectifs et à un prix trop élevé au détriment de l’ensemble de la société…alors qu’une telle intervention ne se justifie pas pour les biens privés.
Mais l’économiste ou le juriste de France télécom s’en fout de la théorie économique et aussi du reste de la société pourvu que France télécom continue à engranger des profits d’oligopole ( rappelons que les opérateurs téléphoniques français dont Orange ont été condamnés par la Commission européenne de la concurrence à une lourde amende pour entente illicite; faut croire que cette amende n’était pas assez importante et que France télécom n’aime toujours la concurrence que quand elle l’arrange !!!
« 102 600 personnes travaillent chez nous, c’était notre devoir de porter plainte (…) Nous avons des salaires à payer, nous devons faire des marges pour pouvoir investir(…) Sinon, on n’est pas dans un système capitaliste. »
Quelques chiffres (source : boursier.com) : France Telecom c’est 53 milliards d’€ de CA en 2007 (contre un peu moins de 52 en 2006, 49 en 2005) et un Résultat net de plus de 6 milliards dans la même période (contre 4 en 2006).
Rien à ajouter.
C’est aussi une des société les plus endetté au monde… Qui a vendu des biens immobiliers et des filiales pour payer sa dette.
Je veux bien. Mais ne croyez vous pas que la plaidoirie presque larmoyante du porte-parole est quelque peu… exagérée, si on considère la santé actuelle de la société FT dans son ensemble ?
Pardon de te dire que parmi les règles élémentaires de gestion d’une entreprise moderne il en est une qui est de ne pas mobiliser de ressources dans des choses qui ne concernent pas directement son activité : l’immobilier par exemple. Donc vendre des immeubles est un acte de saine gestion.
D’autre part l’endettement en soi n’est pas forcement mauvais, tant que l’on a la conviction de pouvoir rembourser. Michel Bon, l’ancien PDG de FT a eu cette clairvoyance de s’endetter à un moment crucial ou il fallait prendre des positions dans la téléphonie mobile et l’internet. Cela en fait a posteriori un patron particulièrement clairvoyant
On croit rêver!!
Michel Bon a perdu 50 milliards d’euros, entre Mobilcom en Allemagne, NTL en Angleterre, et Orange Uk qu’il a payé 50 milliards d’euros et qui ne vaut pas grand chose! Quelle clairvoyance !
On nous parlait d’une grande synergie des mobiles français et anglais… où est elle?
Résultat: les consommateurs français, qui ont payé la construction du réseau de télécommunications fixe comme mobile (pas d’investissement de l’état actionnaire mais emprunts et remboursements des intérêts et du principal avec l’argent des clients), continuent à payer au tarif fort pour renflouer l’entreprise. Comme les clients de SFR renflouent Vivendi ruiné par Messier et ceux de Bouygues Telecom maintiennent en vie un groupe Bouygues à la dérive.
Moralité : Les opérateurs courent moins vite que la technique.
La vieille fable du lièvre et de la tortue mise au gout ‘hi-tec’.
La communication a la vocation d’être publique et gratuite.
L’alimentation, l’habillement, le logement et les transports n’ont ils pas la même vocation et ne sont ils pas largement prioritaires ?
Bis!bis, encore vive la gratuité pascal nègre et olivennes vont encore pleurnicher et vive le téléchargement gratuit. Dans ma caravane et dans mon no man’s land j’avais du mal à piocher chez les voisins tous le monde n’était pas d’accord de partager sa connection wifi fixe avec moi.
Les principes du marketing : Segmenter, diviser, s’inventer des qualités et des avantages, opacifier, baratiner.
Détrompez-vous j’aime bien le marketing et l’économie de marché…
Mais je ne suis pas contre les services public, la rationalité, l’unification, les normes… un utile savoir faire social et politique dont tout le monde profite. voici une application intéressante… à suivre.
La mise à disposition gratuite de wifi dans les bibliothèques, ou parcs permets, me semble-t-il, de réduire la fracture numérique (une PCMCIA sur un vieux portable coutera tjrs moins chère qu’un abonnement internet), il s’agit donc de justice sociale. Ce qui a d’ailleur été le cas, à ces débuts, de France Télécom pour le téléphone dans les campagnes…
Quand, à l’innovation ça me fait bien rire, puisque les entreprises ne proposent peu d’offre et encore moins de nouveauté (un wifi filaire ?). Leur seul « innovation » serait de faire payer ce qui est, par ailleur, gratuit.
Reste le problème de la sécurité: n’importe qui peut « sniffer » le réseaux…
Le Wi-Fi urbain est avant tout un problème insoluble pour les opérateurs :
- gratuit payé pour la mairie, ce n’est pas leur mode de fonctionnement habituel (à la différence des Alcatel ou Nortel)
- payant, il y a un risque énorme de rentabilité : Earth Link a investi à pure perte 20M$ à SanFrancicsco, Houston, Chicago etc..En effet, les coûts sont très élevés et personne à part les travailleurs nomades ne sont prêts à payer 1€ la minute de connexion
De plus, ces hotspots wifi sont concurrencés par les réseaux cellulaires : la 3G depuis un téléphone « smartphone » ou même une clé 3G sur un PC
Enfin, les restaurants et cafés proposeront bientôt le wifi gratuit à leur client (quel est l’interet pour le cafetier de gagner 2€ par mois, il préfèrera l’offrir à son client).
Doit-on en conclure que tous ces projets de wifi urbain tomberont à l’eau? Peut être faut-il le financer par la pub comme dansl les parcs de New York (nokia je crois) ou les hôtels Sheraton (Yahoo)
En tout cas, le risque que l’habitant du centre ville résilie son abonnement FT car le wifi est gratuit dehors n’a aucun sens : la qualité est insuffisante et ne correspond pas du tout au même usage que chez soi
« Le risque existe alors d’empêcher le libre jeu de la concurrence entre les opérateurs. Et, comme toujours, quand la libre concurrence est contrariée, c’est l’innovation qui en pâtit et, à l’arrivée, le service aux usagers… »
Snif… Cé vrai ça on y pense jamais…
Mais ce mec est-il humain? Est-ce un robot programmé pour dire des conneries? Est-ce une personne de chaire corrompu par un message venu d’ailleurs..?
« 102 600 personnes travaillent chez nous, c’était notre devoir de porter plainte (…) Nous avons des salaires à payer, nous devons faire des marges pour pouvoir investir(…) Sinon, on n’est pas dans un système capitaliste. »
Voila pour les enfoirés de parisiens qui squattent indumment un réseau non-filaire à vocation commerciale. Co! mer! ciale!!!! Bordel. Non mais… Et les pauvres salariés hein vous y pensez avec votre parisianisme à deux balles… Du wi-fi au luxembourg… N’importe quoi.
Toujours à pleurer dans les robes de la Justice mais paient-ils les amendes pour leurs magouilles illicites auxquelles ils ont tous été condamnés en appel ? Ils n’ont que l’argent comme horizons c’est triste… les connexions extérieurs représentent quoi ? Surtout que c’est avec le fric des impôts de tous les français que France télécom puis Orange a grossi grossi grossi…. alors merçi qui ?
J’aie les plaidoiries comme : « Le risque existe alors d’empêcher le libre jeu de la concurrence entre les opérateurs. » alors que tous ces fournisseurs d’accès s’entendent bien sur les tarifs !
non, plus sérieusement (enfin plus, je ne sais pas), il faudrait surtout regarder ce qu’est vraiment le WIFI, ses effets néfastes et se demander si sa généralisation est une bonne chose. quelles nouvelles maladies dans 10 ans?
L’attitude de FT est définitivement crétine, que ce soit en termes d’image et de marché. D’image parce que ses revenus sont déjà suffisamment indécents pour ne pas en rajouter. De marché parce que son intérêt devrait être de favoriser par tous les moyens, et celui ci en est un magnifique, le développement et la banalisation du recours au wifi, sans frontière du domicile au jardin public. L’attractivité de l’abonnement triple play conjugué à l’exigence d’un débit de bonne qualité devrait suffire pour faire tomber l’argument de très mauvaise foi d’une pseudo concurrence déloyale.
Bravo en tous les cas à l’initiative de la mairie de Paris, même si je ne suis pas de gauche.
PS : Habitant Nantes centre-ville, je peux capter le réseau expérimental SFR disponible gratuitement dans la rue. Sauf que j’ai AUSSI besoin du téléphone et de la télévision, et que les 2 modestes barrettes disponibles sur mon capteur d’intensité de signal via SFR permettraient à peine à ma fille de discuter sur msn.
Conclusion : une entreprise (comme FT) qui aurait peur d’une concurrence gratuite d’aussi faible qualité peut avoir du souci à se faire pour son avenir : elle est déjà morte… Il s’agit bien là de mauvaise foi.
PS2 : Il est risible de voir FT invoquer les grands dieux de la saine concurrence alors qu’Orange et les autres viennent d’être condamnés pour entente illicite.
c’est sur distribuer un truc qui pourrait être payant gratis ça doit énervé !
vive la société de consommation et si on est pas content ben y a qu’a gueuler casse toi pauv’con :-D
« Est-il normal que l’ensemble des habitants paient un service utilisé par une partie d’entre eux? »
C’est vraiment un argument à 2 €… C’est là le principe d’une collectivité. Tout le monde paie pour des services qu’il n’utilise pas obligatoirement.
Les personnes qui n’ont pas de chien paient pour le nettoyage, celles qui n’ont pas de voiture paient pour la voirie.
Avec un argument comme ça, on arrive avec des collectivités où les gens ne paient que ce qu’ils utilisent. Alors par exemple, une ville d’usagers qui utilisent le wifi, qui ont un chien, mais pas de voiture.
Ridicule !
Exact, encore qu’il faille sûrement estimer ce que représentent relativement les couts assumés par la collectivité. Entre la voirie et le ramassage des crottes, c’est pas le même budget, mais globalement ça « concerne » tout le monde. C’est pas toujours le cas ( construction de stade etc)
En l’occurence, il y a une partie du débat qui me parait obscure: j’aimerais qu’on m’explique pourquoi le wifi coute si cher alors qu’apparemment, si je comprends bien; avec une connexion adsl classique, un petit routeur et une antenne constituée d’une fourchette et d’un bout de papier alu on peut servir un nombre considérable de connexions. Sans compter les innombrables signaux de particuliers verrouillés qui pourraient former un réseau public optimal mais sans rentabilité pour les opérateurs…
Et bien qui pourra dire après ça que les entreprises sont des forces obligatoirement progressistes?!
Merci monsieur Delanoé de vivre avec votre temps.
Il n’est pas question ici de concurrence déloyale, il s’agit d’un nouveau service, il s’agit de la mise en place d’un réseau permettant l’accès facile et à gratuit à un bien publique, l’information!
Est-ce que vous pensez que c’est pour cela que les abeilles se cassent en biélorussie?
En attendant je ne comprends pas bien la demande de SFR? La rue et les jardins publics appartiennent au domaine public gèré par la mairie. Donc en admettant qu’il faille que le service soit payant pour être rentable, en quoi cela aurait permis, permet, permettrait de remporter un marché qu’il a perdu?
France Telecom et JC Decaux doivent être pots…ils vendraient mère et père et le petit cheval pour remporter un marché. Puisque c’est ça, je veux une garantie qu’aucune « onde France Telecom- payante » ne me traverse le corps , sinon je leur fou un procès aux fesses.
Non mais !
Si ils mettaient autant d’énergie à améliorer le service qu’à défendre leurs bénéfices j’aurais surement (allez soyons fous !) le quart du débit promis !
Il faut tout de même être un bon patron près de ses sous à la française pour s’imaginer les gens assez courageux, prenant leurs PC portables, faisant 5 bornes jusqu’à la place la plus proche afin de consulter leurs mails gratis…
« C’est une question de principe, ce n’est pas à ma grand-mère de payer ma connexion à Internet. »
Sacré argument !
Alors si on suit cette logique je pourrais dire :
« Ce n’est pas à mon cousin homo-sexuel de payer la place de crêche de mes gosses ! »
En bref, c’est la notion même de service publique et de solidarité qui s’envole.
On a là une bonne illustration du système de « concurrence libre est non faussée » qu’on nous a vendu de force à coup de traités européens libéraux.
Mais pourquoi les opérateurs d’enseignement privé ne font ils pas un procès à l’éducation nationnale pour distorsion de concurrence ?
Ces chers opérateurs privés de Wifi devraient se rappeler que la bande passante radio est une ressource naturelle limitée, comme l’eau l’air et qu’il s’agit donc d’un bien public appartenant à tous.
PS : J’attire juste l’attention des lecteurs sur le fait qu’aux débuts du WIFI en France, à l’époque ou les gammes de fréquences du Wifi étaient encore réservées aux militaires, un réseau coopératif gratuit avait été mis en place par des particuliers enthousiastes de la technique. Il s’agissait de brancher une antenne Wifi sur son PC et de partager sa connection avec ses voisins, afin, de proche en proche, de constituer un réseau haut débit alternatif aux réseaux commerciaux privés fournis par les opérateurs ADSL. Menacés par cette concurrence insupportable, ces opérateurs ont fait pression sur l’état pour que les militaires attaquent en justice les aventuriers du Wifi qui révaient d’un réseau libre (au même sens que les logiciels libres). Puis, ils ont obtenus que l’armée libère les fréquences réservées à leur seul profit afin de mettre le marché du Wifi en coupe réglé (au tarif €€€€). Aujourd’hui, on les voit contester la souveraineté des collectivités locales de choisir de quelle manière doit être utilisée un bien public !!!
C’est celà le fonctionnement du système européen de concurrence libre et non-faussée ! Oui au libéralisme à la sauce « entente entre multinationale », non au libéralisme à la sauce « entente libertaire et coopérative entre les citoyens ».
Même chose avec les logiciels libres, attaqués pour viols de brevet, ou pour les agriculteurs aux plantations contaminées par des OGM brevetés.
Bientôt, les marchands de bagnole attaqueront les gens qui marchent à pied pour concurrence déloyale (fourniture d’un service de transport gratuit à soi-même !)
Il ne faut pas non plus accuser l’Union Européenne de tous les maux : elle n’a rien à voir dans cette histoire, et (comme l’ont fait remarquer d’autres lecteurs) des accès internet gratuits sont disponibles dans de nombreuses villes de’Europe.
Là, c’est un délire purement France Télécom…
Et quid des réseaux wifi citoyens qui fleurissent un peu partout? Cela représente-t-il aussi une concurrence déloyale pour FT ?
Et si je partage ma connexion wifi avec mes voisins, je risque aussi d’être attaqué par FT pour concurrence déloyale? peut-être devrais-je faire payer mes voisins…..
En voila une excellente question, puisque, quand tu partages ta connexion, tu empêches un opérateur de gagner de l’argent.
A voir, Ile sans Fil, une organisation à but non lucratif de Montréal, au Québec, qui regroupe des personnes privées qui partagent leurs connexions dans toute la ville.
Je ne sais pas si de telles initiatives existent en France, peut être quelqu’un pourra nous en dire plus.
http://polemiquons.over-blog.com/
Ca existe en France et en Europe et ailleurs :
http://fr.wikipedia.org/wiki/FON
http://www.fon.com/fr/
Je ne suis pas sur, mais il me semble que les conditions générales de vente de pas mal de FAI interdisent le partage de connexion avec les voisins, que ce soit par Wifi ou en tirant un simple cable ethernet dans ton immeuble. L’alternative est de se constituer en association et de demander une connexion wifi pour entreprise au lieu de l’offre réservée aux particuliers, mais je pense que le tarif ne doit pas être le même !
Par contre, le partenariat entre neuf telecom et FON me semble interessant…
Si les municipalités ne peuvent plus proposer d’AccessPoint gratuits, quid des utilisateurs lambdas qui arrosent la rue avec le leur? Sans parler des Foneras: http://www.fon.com/en/info/whatsFon
Si la tribunal ne veut pas être techniquement ridicule, il doit débouter les plaignants…
C’est le comble !! Ils vont finir pour s’en rendre compte que, comme l’électricité à la fin du 19è siècle, la connexion va devenir un service publique.
Dès qu’un peu de vrai concurrence qui peut faire bouger les choses arrive, ils pleurent à la concurrence déloyale… ha c’est sur c’est nul si ça risque de devoir faire baisser l’abonnement à moins de 29,99 euro sur le long terme.
Historiquement le WIFI à été inventé pour rendre gratuit et ouvert l’internet. C’est proprement honteux que des entreprises commerciales qui se sucrent à tous les étages pestent contre une initiative sympathique et égalitaire.
Je rentre du ski. J’avais besoin en d’envoyer un mail pour le travail. Un WIFI Acces me proposait 1h de wifi pour 10€ !!! L’office du tourisme du bled ou j’étais mettais un acces WIFI gratuit à disposition de tous… le choix à été simple et rapide… pour 1 mail !!!
Honte aux opérateurs !
Ouvrons nos WIFI chez nous et cassons le marché des abonnements pour leur faire les pieds. Mon acces est ouvert (Lyon) vous êtes les bienvenus
Je suis d’accord avec vous. Les societe de telecom font dans le foutage de geule grave!
Je voyage beaucoup pour mon travail, dans les hotel, j’utilise souvent les connections Wifi. Lorsque c’est payant, je paie entre 10 et 30 euros pour 24h de Wifi, souvent avec des restriction sur le volume utilisable. Soit plus cher qu’un mopis de connection a la maison. Certain hotel propose la connexion gratuite, mais il sont rare, et bizarement, c’est souvent des hotel pas tres bon (Il cherchent a se faire pardonner)
En plus, je ne voit pas ce dont ces societe on peur: mem is le wifi est gratuit dans la rue, je vais pas descendre me geler pendant une heure a consulter mes mail alors que de toute facon, ce n’est pas moi qui paye…
a 10 euros pour envoyer un mail, je ne suis pas sur qu’il rentabilisent leur investiseement un jours…
« Et, comme toujours, quand la libre concurrence est contrariée, c’est l’innovation qui en pâtit et, à l’arrivée, le service aux usagers. »
« 102 600 personnes travaillent chez nous, (…) Nous avons des salaires à payer »
« Est-il normal que l’ensemble des habitants paient un service utilisé par une partie d’entre eux? »
Et c’est parti, tout y passe pour justifier une éventuelle perte de profit, licenciement, innovation, impôt… La planète tourne à l’envers, les intérêts du capital d’abord !!
C’est vrai que ceux qui n’ont pas d’enfants ne payent pas la part d’impôt réservé à l’éducation, ce qui ne sont jamais malade, celle de la sécu et j’en passe….
Une fois de plus, pour satisfaire le capital, on voudrait enlever aux contribuables un peu de joie et de bonheur gratuit…
Merci à tous, et n’oublier pas de consommer car sinon ils finiront par nous l’obliger…
ils nous prennent pour des demeurés chez FT ! les abonnements comprennent également le téléphone, la télé, etc. alors y’a pas franchement péril en la demeure des opérateurs. en plus, pour « choper » un réseau de chez soi faut quand même souvent être un peu patient et avoir quelques connaissances informatiques. quant à l’argument de l’inéquité : je n’ai pas de voiture, je ne fréquente pas les stades (sauf charléty le 1er mai dernier, et je ne râle pas parce que je dois payer. D’ailleurs ma fille ne mange pas à la cantine et je trouve également équitable que mes impôts locaux contribuent à financer les cantines. Et merci Dela noe (et ses partenaires verts) de la gestion de Paris
bla bla bla
si ce n’est pas à sa grand-mère de payer sa connexion internet, ce n’est pas à moi de lui payer sa redevance télé via mon abonnement internet, et c’est bien ce que Sarkozy veut mettre en place !
Je ne sais pas si je dois vomir ou si je dois rire…..
La promptitude avec laquelle ils réagissent pour préserver leur pognon……Ils sont même capables de pleurer sur le sort des salariés !
Y’a rien, là ?
Allez, mettez moi tout ça à la lanterne, et qu’on n’en parle plus…..
Plusieurs remarques:
Que la connexion Wifi soit gratuite quand elle est une partie de services globalement payants ne me choque pas, bien au contraire. Un hôtelier ne facture pas l’eau chaude que j’utilise pour prendre ma douche ou mon bain, ni l’électricité que consomme mon PC, je ne vois pas pourquoi il facture une connexion wifi. Il facture une nuitée, c’est tout, et dans les sociétés développées, cela inclut la connexion au réseau.
Par contre, qu’une municipalité dépense de l’argent public pour connecter les bobos de St Germain des Prés ou du Marais me parait beaucoup plus discutable. Si la mairie de Paris donnait cet argent aux nomades de la capitale, je ne suis pas sur qu’ils le dépenseraient en connexions WiFi.
@ Peureux anonyme
Si on reprend ton raisonnement cela peut vouloir dire que l’on veut la suppression de la Sécu car ce sont les cadres et les Cadres sup’ qui en PROFITENT le plus. Il est vrai que ce sont eux qui coûtent le plus chers aux systèmes de santé solidaires (SS et Mutuelles) d’où l’une des explications sur les écarts d’espérance de vie. Ceci dit,je préfère me demander pourquoi les prolos et les employés, qui ont tant besoin de soin et de prévention, se soignent si mal ?
Même chose pour les moyens de com° modernes, si seules les bobos s’en servent, c’est qu’ils sont les seuls à savoir, alors il faut faire savoir, désélitiser le système, enseigner et le rendre accessible à tous.
Ainsi, non seulement on mutualise mais en plus, on le fait en aidant les plus moins favorisés.
Il ne faut pas croire que la culture, la communication, les nouvelles technologies sont les choses les moins urgentes en matière de solidarité. Non, laisser dans l’ignorance c’est condamner, apprendre à utiliser les moyens modernes de vie c’est donner les outils pour s’en sortir….